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Présidence de la Communauté de communes du Pays d'Olmes: Dominique Déom réagit aux propos de Jean-Christophe Bonrepaux

Autant il sait jouer avec la sémantique («je ne soutiens pas Gérald Sgobbo, je fais équipe avec lui»), autant, là, le propos est sans nuance.

«Le premier fédéral a enjambé un scrutin qui n’a pas eu lieu pour réfléchir à des échéances prochaines, a priori celles de mars 2015. Il ne peut pas balayer d’un revers de la main la position des militants de base», assène Dominique Déom, qui déplore en outre le fait de «n’avoir eu aucun contact avec Jean-Christophe Bonrepaux avant de découvrir cette prise de position»

La virulente sortie du maire de Roquefort-les-Cascades fait suite à la déclaration du premier secrétaire départemental du Parti Socialiste, dimanche, dans les colonnes de «La Dépêche du Midi» Jean-Christophe Bonrepaux y indique que «le PS n’a pas officiellement de candidat à la présidence de la Communauté de communes du Pays d’Olmes» et qu’il en appelle «clairement au rassemblement des forces de gauche»

Donc, «si un candidat de gauche ou socialiste se déclare, on le soutiendra. S’il n’y a que Marc Sanchez, alors nous le soutiendrons»

Cette affirmation contrecarre le soutien affiché par certains élus socialistes du Pays d’Olmes, dont Dominique Déom*, qui ont indiqué que leur préférence les inclinait davantage vers Gérald Sgobbo, ancien membre de l’UMP, que vers Marc Sanchez, socialiste et actuel président de la Communauté de communes (lire notre édition du 01/04/14)
Nous considérons que la Communauté de communes ne doit pas être politisée«Je suis contre la pensée unique, poursuit Dominique Déom. C’est une chose que de se déplacer avec un drapeau et de vouloir le planter partout où c’est possible, sur une mairie ou un conseil général. Nous, nous considérons que la Communauté de communes ne doit pas être politisée, à l’image des différentes listes qui se sont présentées dans les différentes communes du secteur. Pourquoi politiser cette désignation du président? Dans l’état où se trouve notre intercommunalité, il est urgent de repartir sur des cas de gestion et non des cas de politique»

Et de conclure: «Notre position de militants de la section socialiste locale est claire. Nous avons débattu et nous sommes tombés d’accord pour dire qu’il fallait trouver un mode de fonctionnement satisfaisant pour tout le monde. C’est à dire, faire équipe à Gérald Sgobbo.

Le président a besoin d’une équipe pour travailler derrière lui. Il a besoin que l’harmonie règne pour permettre à tout le monde d’avoir la parole, sur tous les sujets. Le président ne peut être un chef seul mais il doit faciliter la gouvernance et le fonctionnement de l’outil qu’est la Communauté de communes
»

Alors, pourquoi ce nouveau psychodrame dans la galaxie PS du Pays d’Olmes?

Sollicité par nos confrères, Jean-Christophe Bonrepaux a livré la position de la fédération départementale, en cohérence avec les choix arrêtés sur d’autres territoires. Il a suscité la vive réaction de Dominique Déom qui revendique, lui, la légitimité de la section locale.

L’accrochage aurait-il pris la même ampleur si le premier secrétaire n’avait pas été défait sur ses terres de Saint-Paul de Jarrat le 23 mars dernier? Pas sûr.

*Les deux autres maires socialistes mobilisés avec Dominique Déom sont Frédéric Laffont (Montferrier) et Jean-Louis Rossi (Saint-Jean d’Aigues-Vives).

CP | 14/04/2014 - 19:39 | Lu: 36670 fois