Sénatoriales en Ariège: Alain Duran «candidat à la candidature» socialiste
Comme chacun lui en prêtait l’intention depuis l’automne dernier, au soir de son accession à la présidence de l’Association des maires de l’Ariège notamment, Alain Duran est bien candidat au siège de sénateur de l’Ariège*.
Plus exactement, et dans le respect des règles de fonctionnement interne au Parti Socialiste, il est «candidat à la candidature», précise-t-il. Le 13 mai prochain, les militants ariégeois seront appelés à désigner celui qui représentera l’Ariège dans les travées de la Haute Assemblée.
Notons cependant que, pour l’heure, seule la déclaration du maire d’Arnave a été déposée au siège de la fédération, à Ferrières. Même si le PS ariégeois vit des heures compliquées au lendemain des élections municipales et des scrutins intercommunaux (à Lavelanet et Pamiers notamment), il paraît peu probable de voir surgir une nouvelle candidature…
Réélu à l’unanimité à la Communauté de communes, c’est donc bien un homme «serein», sur un «territoire apaisé», qui se prépare à cette aventure électorale d’un genre nouveau pour lui… et pour l’Ariège.
Un rendez-vous de la vie qui se présenteIl faut dire que le département n’était plus habitué à cette procédure depuis que Jean-Pierre Bel s’était installé dans le fauteuil en octobre 1998! L’annonce de la décision de l’actuel deuxième personnage de l’Etat de ne pas briguer de nouveau mandat au terme de sa présidence de la prestigieuse assemblée a, de fait, ouvert de nouvelles perspectives.
«Après la décision de Jean-Pierre, je me suis dit qu’il y avait un rendez-vous de la vie qui se présentait, que je pouvais apporter quelque chose dans cette fonction. C’est quelque chose vers lequel je vais tranquillement, sans pression excessive», indique Alain Duran.
Pour autant, loin de se projeter au Palais du Luxembourg, celui qui exerce la profession d’enseignant compte gravir les marches étape par étape. «Aujourd’hui, je suis que candidat à l’investiture socialiste. Par respect des militants, je vais d’abord vers eux pour leur expliquer ma démarche. Je fais ainsi des réunions dans chacun des quatre pays pour échanger»
Fidèle à cette approche pragmatique, Alain Duran refuse ainsi toute extrapolation, notamment quant à la problématique du cumul des mandats. «Si je suis élu, j’appliquerais la loi et j’essaierais même de l’appliquer par anticipation, assure-t-il. Mais, je le répète, chaque chose en son temps»
*Candidate à la suppléance, Carole Duran-Fillola, actuelle adjointe au maire de Saint-Girons, forme le binôme proposé aux militants socialistes.
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