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Organisation du travail: désunion syndicale au Centre hospitalier du Val d'Ariège

© midinews 2014

Les banderoles sont des fleurs persistantes.

Eté, automne, hiver, printemps, été… Une fois écloses, leurs couleurs vives s’impriment dans le paysage. Les clôtures du Centre hospitalier du Val d’Ariège en sont un bel exemple, parsemées de rouge, jaune et autre bleu du meilleur effet…

L’impression est moins nette, voire nettement plus floue du côté des «jardiniers» Entre la CGT et FO par exemple le torchon brûle.

Les deux organisations syndicales, tout aussi promptes à pavoiser les sites du Chiva, à Saint-Jean de Verges ou Pamiers, affichent aujourd’hui des positions différentes quant à la réalité de la situation des agents du principal centre hospitalier de l’Ariège.

Petit rappel des faits. L’année 2013 avait été ponctuée d’accrochages entre la direction de l’établissement et les représentants syndicaux du personnel dans le cadre du projet de réorganisation. Un long mouvement de grogne qui avait débouché sur un modus vivendi trouvé, grâce à l’intervention de l’Agence régionale de Santé. En jeu notamment, dix-sept postes dont la direction était accusée de vouloir se débarrasser.

Il y a quelques jours pourtant, la CGT a relancé le débat en affirmant que ces postes, localisés au sein de l’établissement pour personnes âgées dépendantes du Bariol à Pamiers, étaient bel et bien toujours dans le viseur de Michel Thiriet, directeur du Chiva.

«Quand vous avez un poste de nuit qui disparaît et qu’il est affecté de jour, comment appelez-vous ça? Aujourd’hui, il sont six aides-soignants par étage; demain, ils seront cinq. N’est-ce pas une suppression de poste? Les plannings prouvent clairement ces suppressions», persiste Jacques Gomes, délégué CGT.
Force Ouvrière au soutien de la directionDans nos colonnes, le 22 avril, Michel Thiriet réfutait en bloc ces accusations (lire notre article du 22/04/2014)… avant de recevoir le soutien inattendu des personnels du Bariol eux-mêmes, notamment ceux du syndicat Force Ouvrière.

Pour Isabelle Vincini, aide-soignante et membre FO du CHSCT*, les propos tenus ne reflètent pas la réalité de la situation «Nous contestons les 17 suppressions de poste car nous procédons à une réorganisation du travail en concertation avec toutes les catégories de personnel. Il ne s’agit en aucun cas d’enlever du personnel mais bien de redéploiement»

Elle précise en outre que ces réaffectations, «ont été mises en place à la demande de certains personnels et qu’elles n’ont pas été imposées de force»

«D’ailleurs, conclut-elle, en ce qui concerne l’unique poste d’infirmier de nuit par étage, nous constatons que Bellissen fonctionne comme cela depuis un an et que cela ne pose aucun problème. La qualité de soin de sécurité est maintenu dans les étages, de jour comme de nuit»
La manifestation départementale du 1er mai finalement programmée au Chiva«On est dans un état d’esprit de fermeté. Il est hors de question d’accepter la moindre suppression de poste. Nous sommes sur la position de décembre lorsque nous avions réussi à sauver ces postes! Nous demandons donc le maintien de ces effectifs. C’est tout!», reprend Jacques Gomes de la CGT.

Pour preuve de cette volonté affirmée, le «cégétiste» annonce même un changement de programme en vue de la traditionnelle mobilisation départementale du 1er mai: «On va faire un 1er mai unitaire au Chiva. Il était prévu à Saint-Girons mais il se déroulera bien au Chiva»

Unitaire, vraiment?

*Le CHSCT, pour Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, est obligatoire dans toute structure de plus de 50 salariés.

CP | 24/04/2014 - 18:43 | Lu: 22689 fois