F.D doit répondre de deux chefs de mise en accusation: «violence sans incapacité en récidive sur concubin et refus de se soumettre aux vérifications tendant à établir l'état alcoolique»
L'homme qui se présente devant Isabelle de Combettes de Caumon, juge unique, F.D est artiste peintre.
Cinquantenaire, il vit depuis six ans, une relation conflictuelle et passionnée avec son ex-concubine.
Le 2 mars 2012 à Foix, une altercation éclate entre les amants. La vieille déjà, ils s'étaient fortement disputés.
F.D aurait annoncé à madame R son intention de la quitter.
Dans la journée du 2 mars «pour se donner du courage» il consomme de l'alcool.
«J'étais très triste et bouleversé, alors qu'elle voulait encore discuter.
Je l'ai empoignée assez fermement par le bras et je l'ai accompagnée à la porte.
Là, la cage du chat est tombée, ainsi que son ordinateur... j'ai fermé à double tour la porte la laissant à l'extérieur sur le palier de mon appartement»
Mais voila, suite à cette ultime altercation, madame R filait au commissariat porter plainte.
L'ex-compagne affirmait «avoir reçu des coups de pied dans le dos»
Toutefois, elle refusait l'examen médical et quelques jours plus tard fournissait aux parties concernées des photos montrant des ecchymoses au niveau du dos ; ecchymoses dont la nature et l'ancienneté ne pourront être réellement définies, en l'absence d'examen médical pratiqué par le légiste.
A la barre du tribunal F.D reconnait ses problèmes d'alcoolisme, mais nie fortement les violences.
Madame R n'est pas présente au tribunal, mais apparemment les anciens concubins continuent à se rencontrer.
«Vos relations ont l'air quelque peu pathologiques monsieur.
Vous comparaissez dans le cadre de cette relation pour la 2ème fois !»
F.D avoue son impuissance: «cette relation je ne la souhaite pas, mais elle m'a rappelé voici quelques jours me disant que ça n'allait pas... vu sa tristesse, je lui ai dit de venir»
Au sujet de son addiction à l'alcool, F.D dit «se soigner; j'ai fait de très gros progrès et ne consomme qu'un verre par jour»
Son avocat, Maitre Dedieu, affirmait alors «la modération ne peut exister dans l'addiction alcoolique.
Cette relation est clairement pathologique» pour le conseil, qui «faute de preuves matérielles, pas d'enquête de voisinage, pas d'examen médical, des photos sujettes à caution» demandait «la relaxe au bénéfice du doute»
«Le bénéfice du doute quant aux coups portés» pour le ministère public qui a requis un sursis avec mise à l'épreuve et obligation de soins à l'encontre de F.D.
Un dilemme pour procureur et juge où la parole de l'un contre celle de l'autre s'affrontent sans concession.
F.D a donc été relaxé au bénéfice du doute: «je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais au niveau de la procédure il y a effectivement un doute. Je vous invite à la prudence monsieur»
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