Pas étonnant qu’à Pamiers ait été fondé le club des passionnés de véhicules anciens, l’AZ Amicale.
Ses rues et places recevaient fin 19ème début du 20ème siècle de nombreux marchands de cycles et de garagistes.
Allons faire un petit tour rue de la République, l’on trouvait le vendeur de cycles et automobiles L. Parent ainsi que le magasin de R. Rouzaud.
Place des Vékisses, aujourd’hui place Albert Tournier, les mécanos pouvaient trouver des accessoires automobiles chez Razat.
Un peu plus haut, rue Lakanal, deux camionneurs tenaient place, M. Delgenès, père de Mme Mathou à l’origine ensuite des cars Mathou, et le café Bons qui faisait office aussi de camionneur.
Dans la même rue, on pouvait rencontrer aussi les cycles Séguier.
Dans la rue parallèle, la rue Major, aujourd’hui rue Gabriel Péri, ils étaient nombreux.
Il y avait les marchands de cycles et automobiles Barthès, Perrier, le garage Dumas Père et Fils, le marchand de cycles Donjat, repris par Cohen par la suite.
Place des Carmes, un autre quartier, le magasin de cycles du quartier était dirigé par Noël Seguela.
Le garage Sentenac avait installé ses outils et autres pompes rue Victor Hugo et non loin, le magasin de cycles Rouzaud proposait des ventes et des réparations.
La maison du garagiste Célestin Castel, dit «Tintin», le frère aîné de «Toto Castel» était installée avenue de la Gare.
Le premier possesseur à Pamiers d'une voiture «Peugeot» à transmissions par chaîne.
Si son magasin proposait des cycles en tous genres, il proposait aussi des machines à coudre «Singer»
Il faut savoir qu’au début du 20ème siècle, les voitures sont encore très rares, seuls les plus fortunés en possèdent une.
La limitation de vitesse est portée à 6 km/h en ville.
Pour la petite histoire, c’est le 3 janvier 1900 que «les voitures automobiles vont être affligées d’une plaque portant un numéro d’ordre bien apparent qui permettra aux agents de verbaliser au passage les chauffeurs trop pressés»
De l’autre côté de la ville, du côté de la route de Toulouse, dans les années 1950, les propriétaires de voitures pouvaient se rendre au garage Métropole.
On y voyait des tractions, des dauphines, des 4 Cv, des Versailles ou Frégate, rarissimes à l’époque et chères.
Les ateliers de cycles réparation et ventes Fournier, (cycles Prestar) étaient eux installés Place du Marché au Bois avant de déménager rue de Loumet dans le garage auparavant occupé par le mécanicien auto Quinard, qui lui s’installera vers la gare.
Chaque quartier avait son garage et son marchand de cycles, véritables cavernes d’Ali baba qui auraient fait sans doute aujourd’hui le plus grand plaisir des passionnés de véhicules anciens.
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