Le premier classement connu des archives de Pamiers remonte aux années 1696 et 1697 grâce à l’ordonnance de Monseigneur l’Intendant M. de Marfaing, et des consuls Lattes, Cazanave et Roger avec le consentement du procureur du Roi, M. Lascazes.
Ce premier inventaire comptait 89 pages, contenant 492 articles répartis en plusieurs rubriques: actes en parchemin, actes rédigés sur papier.
Pour la petite histoire, il est annoté en bas des pages «fort déchiré ou rongé par les rats»
Un second classement intervint en 1764. Il fut remis entre les mains du Sieur Sandral pour la somme de deux cents livres par mois.
«M. Palmade de Fraxine, maire, dit que les archives de la ville sont très mal en ordre, sans classement ni inventaire en sorte qu’on ne peut trouver les titres lorsque la nécessité de les rechercher se présente; que dans ce moment même, une saisie féodale a été jetée sur tous les patrimoniaux de la Communauté parce qu’elle n’a pu établir son dénombrement.
Il croit donc qu’il serait utile de faire mettre les archives en règle et sur sa proposition confie ce travail au sieur Sandral qui a été chargé de mettre en ordre les archives de la Province et des deux Chapitres de cette ville» (le Chapitre cathédral de Notre-Dame-du-Mercadal et le Chapitre Collégial de Notre-Dame-du-Camp).
D’ailleurs, les archives du Chapitre Cathédral de Notre dame du Camp conservées jusqu’en 1886 dans une salle du clocher de la Cathédrale furent transportées au dépôt des archives départementales par Felix Pasquier, archiviste de l’Ariège tandis que les archives du Chapitre collégial disparurent totalement.
Les archives ainsi constituées furent alors déposées en 1767 dans l’armoire en chêne fabriquée exprès pour garantir la conservation des documents.
Les inventaires de Sandral et en 1790, M. Gardebosc servirent de base au classement réalisé en 1860 par Frédéric Fournié, secrétaire de la mairie et Louis Bergasse, officier de gendarmerie à la retraite.
C’est en 1887 que Jules de Lahondes, président de la Société Archéologique du Midi de la France et Mainteneur des Jeux Floraux, qui publia les Annales de Pamiers, ouvrage de référence s’il en est de l’histoire de la commune, fit relier les registres des délibérations.
L’histoire raconte aussi que les documents de la période révolutionnaire et au Premier Empire auraient servi pour allumer les feux de bivouac des militaires…
C’est finalement au début du 20ème siècle que le docteur Eugène Soula leur accorda la place qu’elles méritaient dans la nouvelle mairie, à l’hôtel Du Chalonge.
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