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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les sociétés musicales
02/08/2012 | 18:40

Compositeur et musicien de renommée internationale, Gabriel Fauré est né à Pamiers le 12 mai 1845, au n°17 de la rue Major, aujourd’hui Gabriel Péri.

Un festival «Musique au Pays de Gabriel Fauré» lui est dédié et ses œuvres connues dans le monde entier.

Un peu moins connue, Caroline Montigny-Remaury, née le 22 janvier 1843 à Pamiers et morte le 19 juin 1913 à Paris, était une pianiste française.

Belle-sœur d'Ambroise Thomas, directeur du Conservatoire de Paris, elle fut l'élève de Franz Liszt.

Pianiste virtuose, elle fut une inspiratrice pour beaucoup de compositeurs comme Pierné, Fauré et Saint-Saëns.

Si la cité de Frédélas comptait des musiciens célèbres, elle comptait aussi des formations musicales illustres.

La première fut sans doute celle des Orphéons. Elle fut créée au Collège en 1832 par le principal de l’époque, M. Choit.

Elle disparut après son départ et ne fut rétablie que par Paul Emile Bejot, professeur de musique au collège de 1846 à 1907.

Il était également organiste des deux paroisses de la ville et professeurs des divers établissements d’instruction de Pamiers. C’est lui qui créa le 15 mai 1855 la Société Philharmonique de la ville.

Eminemment connue et reconnue, la formation musicale remporta à Tours en 1923 les premiers prix de lecture à vue, d’exécution et d’honneur, à Bordeaux quelques années plus tard en 1928, puis à Genève en 1934, à Saint-Girons en 1935, à Marseille en1937 puis à Nevers en 1951.

L’Avant-garde Appaméenne fut créée au début du vingtième siècle. Plus populaire, elle animait les défilés et les diverses manifestations qui pouvaient se dérouler en ville.

La petite histoire rapporte souvent le récit d'un voyage que les musiciens de la Société effectuèrent à Barcelone en juin 1930, invités par l’Association Amicale Française de la ville.

En effet, outre le fait qu’ils firent une brillante prestation lors de leur intervention, ils furent dépouillés de leurs portefeuilles par quelques malandrins ibériques. Mais leurs misères ne s’arrêtèrent pas là puisqu’au retour de leur périple, le train qui les transportait dérailla.

Fort heureusement Jean Estrade, le chef des sapeurs pompiers de Pamiers qui faisait partie du voyage, pris les choses en mains et, aidé des sociétaires et à l’aide d’un matériel mis à disposition, il put remettre le train sur ses rails!

En 1931 à Paris, L’Avant-garde reçut au concours qui se déroula dans les jardins des Tuileries le premier prix de sonneries, le 1er prix d’exécution, le premier prix du concours d’honneur, un prix de tenue et un de direction.

Il existait aussi à Pamiers l’Estudiantina et les Veneurs appaméens dont le directeur fut Marcel Dardigna, pianiste organiste et compositeur appaméen.

Aujourd’hui, existent encore l’avant-garde Appaméenne et la Société Philharmonique.

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auteur: PR | publié le: 02/08/2012 | 18:40 | Lu: 15048 fois