L’histoire raconte que c’est François Ier qui a initié l’usage de planter des arbres le long des avenues et des grandes routes du royaume.
Si au départ l’idée était de fournir du bois pour l’artillerie et pour la Marine, peu à peu la plantation d’arbres allait se généraliser sur les routes, les canaux, les boulevards et donner ainsi leur spécificité aux routes de France.
Pamiers n’échappa pas à la règle et de nombreux arbres vinrent embellir la ville au début du 20ème siècle, promenade des Carmes, boulevards Delcassé, Alsace Lorraine, Boulevard de la Libération…
En 1897, M. Marrot, conseiller municipal, renouvela la demande qu’il avait déjà faite en 1892 d’une plantation d’acacias boule ou de tilleuls le long des trottoirs de l’avenue de la gare, côtés droit et gauche, à partir de l’avenue de la caserne Sarrut.
M. Laffont fit la même demande à partir du passage à niveau de la Croix du Blé jusqu’à la maisonnette de la route de Mirepoix.
Il faudra attendre 1900 pour voir pousser platanes et acacias dans la cité de Frédélas.
En effet, en décembre 1900, le Conseil décida de planter des arbres:
-Chemin de grande communication n°10, du passage à niveau de la Croix du Blé au passage à niveau de la route de Mirepoix, le long de la voie ferrée sur une distance de 1 220 mètres, avec un espace entre chaque arbre de 10 mètres.
-Chemin de grande communication n°11, route de Belpech, sur une distance de 1 146 mètres, avec 10 mètres d’espace entre chaque arbre.
-Chemin vicinal ordinaire n°7 Boulevard de la Gare, sur une distance de 570 mètres, avec 20 mètres d’espace entre chaque arbre, une plantation existant déjà sur ce chemin.
En septembre 1901, il était question de la plantation d’arbres Route nationale 20 de Pamiers à Toulouse.
Une dépêche ministérielle en date du 8 août 1901 signifiait que le Ministre des Travaux publics approuvait le projet de plantations de 395 acacias boule et 15 acacias d’Amérique sur la route nationale n°20 (avenue de Toulouse) présentée par le service des Ponts et Chaussée.
«On doit reconnaître qu’en effet, la plantation projetée pourra être un embellissement pour l’avenue de Toulouse mais la plantation a pour but principal de donner de l’ombre à la chaussée de la route nationale qui, entretenue avec des matériaux granitiques, souffre beaucoup de la sécheresse»
En 1902, la plantation se poursuivit côté Foix, sur deux parties des routes nationales, du haut de la côte de Loumet au pavillon, et sur la route 119 du Pavillon à la barrière de Mirepoix.
L’ingénieur en chef des ponts et chaussés du département de l’Ariège avait estimé le montant total de la dépense à 900 frs environ.
L’Etat accorda une subvention équivalant aux ¾ de la dépense, comme pour les précédentes plantations. Le conseil vota donc une somme de 225 frs représentant la part de la ville.
Quelques uns de ces braves arbres aujourd’hui centenaires sont encore là, d’autres ont bel et bien disparu, comme ceux du boulevard Alsace Lorraine, d’autres encore ont été remplacés compte tenu de leur mauvaise santé.
La bonne nouvelle c’est qu’ils ne sont plus de mode passée puisqu’aujourd’hui il semblerait que les grandes villes de France et de Navarre soient à la recherche d’espaces verts dans leur développement urbain…
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