De tous temps, des festivités furent organisées à Pamiers. Elles avaient lieu toute l’année, dans tous les quartiers.
Chacun s’y mettait, de la décoration des lieux ou la création des chars à l’animation musicale, c’était l’affaire de tous.
Au commencement, le plateau du Castella qui recevait et reçoit encore les fêtes fixées au dernier week-end du mois d’août.
Les Appaméens dansaient sous les lampions et lanternes vénitiennes, accompagnés par la musique militaire du 59ème régiment d'infanterie.
Avec l’avènement de l’éclairage électrique l’allée montante du Castella s’habillait de 12 000 ampoules multicolores.
La place de la République, cœur de ville, restait le lieu idéal pour les animations du quartier «central»; elle recevait régulièrement des bals et la fête qui avait lieu traditionnellement au mois d’octobre.
Au programme des festivités, au début du 20ème siècle, des salves d’artillerie, une grande retraite aux flambeaux avec le concours de la musique militaire, des tambours et clairons de la garnison, des jeux divers, l’illumination de la halle aux grains, quadrille d’honneur par les membres de la commission, quadrille des lanciers, farandole à travers les rues du quartier.
La place St Hélène, autrefois foirail aux cochons, s’animait elle aussi une fois par an. Les fêtes du quartier avaient lieu une semaine après celles du centre.
Au programme, salves d’artilleries, retraite aux flambeaux, concerts et bals, illuminations, feu d’artifices, grande farandole…
Dans les années 1950, la tradition se perpétuait avec des animations, le banquet dans l’un des restaurants de la ville. C’est dans ce quartier là que se déroulaient les célèbres «3 heures de Pamiers», course cycliste réputée.
Un peu plus loin, l’esplanade de Milliane qui, par sa situation et son étendue, restait propice à l’organisation de fêtes grandioses comme des corridas avec courses landaises et espagnoles, le théâtre de verdure, des foires aux bestiaux.
Puis dans les années 1950-1960, on se souviendra certainement des grands chapiteaux montés sur l'Esplanade qui recevaient les grandes vedettes de variété de l'époque.
Non loin, le quartier de Lestang dont la réputation festive n’était plus à faire. En 1900 déjà, les journaux s’en faisaient écho. «La fête de ce quartier aura lieu le dimanche 21 octobre courant sur la vaste Esplanade de Milliane…»
Au programme cette année là, l’annonce de la fête par le canon de la tour des miracles, la retraite aux flambeaux avec le concours des vieux tambours de la garde et de la Philharmonique des Vékisses, le monôme colossal de la Cie des Riflards, suivi du char allégorique représentant le symbole du quartier, réveil de la population par de nouvelles salves tirées du rempart du Cagnart, décoration des salles de bal par les horticulteurs-fleuristes du quartier, promenade sentimentale dans le jardin public, course en sac, jeu de la lanterne Place des Vékisses, grand bal de jour, embrasement féérique de l’esplanade de Milliane, décoration merveilleuse du bassin lumineux, apothéose, bombes, fusées, flammes de Bengale, lancées par le célèbre artificier Laurenço-Pépino, farandole à travers les principales rues du faubourg pour la clôture des fêtes.
Les fêtes du Pont Neuf étaient elles aussi réputées. Manèges, bals, défilé, grandes cavalcades, même des joutes nautiques comme celles organisées en 1910 sur le canal d'amenée de la minoterie du Pont neuf.
Loumet, sans doute le quartier le plus festif tant ces fêtes furent renommées. Les loumetois n’avaient rien à envier aux niçois ou aux limouxins.
Elles se déroulaient toujours à la fin du mois de septembre, après les vendanges.
Au programme les non moins célèbres chars avec la grande cavalcade dans toute la ville. Préparés tout au long de l’année avec un soin tout particulier, ils laissaient à chaque passage un souvenir impérissable.
Le plateau de Randille fut animé longtemps aussi avec les fêtes du plateau, là où aujourd’hui est implantée la gendarmerie nationale.
Comme dans tous les quartiers de la ville, les jeunes ne manquaient pas de s’y retrouver.
Elles réunissaient les habitants des quartiers de Marassé, Randille, Mas St Antonin et des Canonges.
Si ces mémorables fêtes de quartier ont disparu aujourd’hui, il demeure toutefois celle du quartier du hameau de Trémège.
Une volonté des habitants de maintenir la convivialité et les festivités qui ont fait si longtemps le bonheur des Appaméens.
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