L’histoire du Grand Bazar de Pamiers est une histoire de famille.
Tous les Appaméens allaient au «Grand Bazar» faire les «commissions» comme l’on disait plus communément il y a quelques décennies.
Henry Ibry vendait des parapluies en faisant toutes les foires aux alentours de Pamiers et de St Girons.
Un jour, il décida d’ouvrir à son compte son propre magasin, rue Major (aujourd’hui rue Gabriel Péri). C’était en 1875.
Il vendait des parapluies, des corbeilles et des encas, sorte de petits paniers en osiers dans lesquels les ouvriers de l’usine mettaient leur déjeuner.
Quelques années plus tard, dans les années 1890, saisissant une belle opportunité immobilière, il transporta son magasin Place de la République dans des locaux plus grands, sur 8 mètres de façade. Il l’appela ainsi: «Le Grand Bazar, Maison Universelle»
On y trouvait de tout: articles de Paris, jouets d'enfants, miroiterie, verrerie, porcelaine, cristaux, fournitures limonadiers, bijouterie, horlogerie, coutellerie, articles de ménage et de toilette, brosserie, parfumerie, cannes, parapluies, ombrelles, articles de voyage, vannerie, chaussures en tous genres, chapellerie, articles funéraires, mercerie, lingerie, bonneterie, rubans, confections pour hommes et dames, chemises faites et sur mesure, tapis, toiles cirées, descentes de lit, couvertures de voyage, articles de jardin, de chasse, fournitures pour bureaux, papeterie de luxe et d'écoliers, tableaux, bougies blanches et couleurs, cierges, articles de 1ère communion.
Le magasin possédait une sortie, qui servit aussi d’entrée à d’autres époques, Place du Camp.
A côté du Grand Bazar se trouvait une boucherie qui appartenait à Antoine Fauré, vieille famille de Varilhes. Le commerce s’étalait sur 4 mètres de façade.
Lorsqu’il fut mis en vente, Henry Ibry l’acheta pour s’agrandir. Sa fille, Louise, épousa Jean Fauré, Appaméen lui aussi et ils reprirent ensemble le magasin dans les années 20.
En 1948, c’est leur fils Félix qui reprendra les rennes du commerce appaméen avec son épouse.
Un commerce important qui comptait 300 m² de surface et 5 «commises»
En 1960, le magasin sera à nouveau transformé. «Les nouvelles galeries», nouvelle enseigne, allait encore s’agrandir avec le rachat de l’épicerie Daugustron, située rue du Camp et de la chapellerie Palmade.
Le grand magasin devait fermer définitivement ses portes au début des années 1990.
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