Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: une évasion rocambolesque
Un article paru dans l'Etoile de l'Ariège relate en juin 1897 une double évasion qui eut lieu dans la prison de Pamiers, située rue du collège, actuelle rue de Monseigneur Caulet, et qui n'existe plus aujourd'hui.
Les nommés Edmond Pi.… de Pamiers et François Pe... de Toulouse furent arrêtés pour un vol commis à Saint-Jean-du-Falga.
Ils furent transférés à la prison de Pamiers où ils attendaient leur jugement.
Ils s'évadèrent une nuit entre deux heures et trois heures du matin de la façon la plus rocambolesque qui soit:
Edmond Pi... enfermé seul dans une cellule parvint pendant la nuit à ouvrir, à l'aide d'un clou, la grille qui fermait le judas placé dans la porte et, passant son bras par l'ouverture, il fit jouer ainsi les verrous.
Il se mit en tête d'aller libérer son camarade, François Pe... Pour cela il s'empara dans le bureau du gardien de la clé, cachée dans un placard, ouvrant la porte de la salle commune, où son camarade François Pe.. couchait avec d'autres détenus.
Il le réveilla si doucement que les autres prisonniers ne s'aperçurent de rien. Ils sortirent et refermèrent la porte à clé avant de la rapporter dans le bureau du gardien-chef.
Ils allèrent ensuite dans une salle voisine où ils prirent deux bancs qu'ils flanquèrent contre un mur de la cour pour essayer de le franchir. Sans succès, ils remirent les bancs en place et refermèrent la porte de la salle.
Le gardien-chef, après une dernière ronde, venait de s'endormir. Afin de percevoir le moindre bruit, il avait laissé la porte de sa chambre et celle de la cuisine ouvertes.
A pas de loups certainement, les détenus, après avoir vainement cherché peut-être la clé de la porte extérieure de la prison, entrèrent dans la chambre du gardien et s'emparèrent de la clé dans la poche de sa veste suspendu au pied de son lit.
La porte extérieure enfin ouverte, les malfaiteurs poussèrent l'audace jusqu'à rapporter la clé sur la table de la cuisine.
Personne, ni les prisonniers, ni le gardien, ni sa famille n'avaient rien entendu. Au réveil, le gardien constatait, abasourdi, cette audacieuse évasion.
Les deux voleurs furent arrêtés finalement quelques jours après à Castelnaudary. François Pe.. fut reconduit à la prison appaméenne, l'autre Edmond Pi... parvint à s'échapper à nouveau. Il ne fut jamais rattrapé.
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