A ceux qui pensaient que les trophées étaient des éléments de décoration un peu ringards qui n’avaient leur place que dans les salons des chasseurs, plusieurs jeunes créateurs viennent de s’emparer de ce concept et de revisiter ces classiques en les déclinant avec plus ou moins de réussite, en papier mâché, résine ou bois polychrome.
Pour autant, la naturalisation des trophées de grand gibier rencontre toujours le même succès auprès des adeptes; pour preuve les naturalistes-taxidermistes dont l’activité période de chasse ne cesse de croître.
Après cette période de frénésie, vient l’organisation de sessions de cotation des trophées organisées par la très sérieuse association nationale des chasseurs de grand gibier.
«Quand un chasseur tire un animal avec un joli trophée, il veut souvent en connaître sa valeur, c’est sentimental, le plaisir de savoir qu’il a tiré le plus beau chevreuil de la saison» explique Claude Sans qui organise samedi prochain à Lézat une cotation des trophées pour la saison 2011.
Pierre Mendaille, naturaliste-taxidermiste à Mazères, est «cotateur officiel» depuis plus de trente ans, il répertorie sangliers, cerfs, chevreuils, isards, chamois et daims selon des critères précis imposés par la dite association.
«Nous sommes habilités à réaliser les cotations, il s’agit de mesurer la longueur, le diamètre, l’épaisseur, le nombre d’andouillets pour les cervidés, les cornes pour les mouflons ou les isards, les défenses des sangliers…
Le but n’est pas de faire un concours, on parle pour chaque espèce d’un «niveau» or, argent ou bronze en fonction des attributs déterminés pour chacune de ces espèces.
Il n’y a pas de médaille mais en fonction des trophées prélevés à tel ou tel endroit, on est renseigné sur le biotope qui se prête aux plus beaux prélèvements et comment sont gérées les populations»
Il existe plusieurs types de trophées de grand gibier: le «massacre» constitué des cornes et de la base du crâne (il s’agit là de la présentation classique des meilleurs trophées de récolte, on conserve le crâne blanchi et la mâchoire supérieure entière), la «cape» composée de la tête de l’animal avec départ des épaules (c’est la présentation la plus répandue).
Chacun a sa technique de préparation; pour certains animaux comme le sanglier on doit réaliser les cotations avant de se lancer dans le travail de préparation des crânes.
Les crânes de mouflons, chamois et isards peuvent être préparés comme ceux des cervidés: «les cornes de chamois et d’isard se séparent assez facilement de leur chevilles osseuses…
Il est cependant recommandé avant d’entreprendre la préparation du trophée de mesurer et de noter la distance entre les pointes des crochets afin de replacer ultérieurement les étuis dans leur position d’origine»
Des opérations très techniques, un savoir-faire maîtrisé depuis des années par Pierre Mendaille qui, pour préparer ces animaux morts, a observé des centaines de spécimens vivants: «il faut se rapprocher le plus de la réalité, de la vérité, de la nature de l’espèce»
Les soins à apporter aux trophées doivent commencer dès que l’animal est abattu: la dépouille du crâne sera pelée, lavée, dégraissée, piquée pour faire pénétrer une décoction de sel et acide afin de faire gonfler la peau. Enfin il faudra l’enduire d’un produit de tannage pour la rendre élastique.
Si la préparation d’un zèbre sur pieds, une des dernières pièces rentrées en atelier, aura duré deux semaines à peine, la réalisation de trophées est bien plus rapide.
Reste l’entretien, pour conserver l’apparence naturelle, l’application de colorants ou vernis est à proscrire, un bon dépoussiérage au chiffon humecté d’eau suffira.
Pour en savoir plus ou faire coter vos trophées, rendez-vous samedi 14 avril après-midi au 4, place de l’Eglise à Lézat/lèze pour la cotation de trophées de chasse organisée par l'Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier.
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