Le «pieris brassicae» et le «zootoca vivipara»
Voila les deux espèces de papillons et de lézards, devenues aujourd’hui les stars d’une étude pilote qui vient de valider le principe technique et scientifique du «Métatron»
Un grand pas pour cette plateforme unique en son genre située en Ariège, dédiée à l’étude du déplacement d’espèces animales exposées à des changements environnementaux.
Le 15 juillet dernier, un article est paru dans la prestigieuse revue «Nature Méthods». Une reconnaissance importante de ces recherches effectuées par une équipe de la station d’écologie expérimentale du CNRS Moulis, du Museum d’histoire naturelle, et du laboratoire Evolution et diversité biologique de l’université de Toulouse.
«Un grand pas pour le Métatron»
Installé à quelques kilomètres de Moulis, le «Métraton», vu du ciel, est impressionnant.
48 cages sont reliées entre elles par des corridors (pour permettre le déplacement des espèces de l’une à l’autre). 220 papillons et 350 lézards y ont élu domicile dès les débuts de l’expérimentation.
Tout ce système permet d’étudier grandeur nature les déplacements des papillons et des lézards soumis à des changements dans leur milieu de vie.
En effet, la température, la luminosité et l’humidité peuvent être contrôlées et modifiées grâce à un système informatique de contrôle à distance. Concrètement, on peut faire évoluer les paramètres à souhait, ce qui est impossible dans l’étude du milieu naturel.
«Nous tentons de comprendre les facteurs qui influencent ces migrations. On essaie de comprendre ce qui va induire le fait de changer de milieu» explique Delphine Legrand (chercheuse au CNRS) qui aujourd’hui se réjouit, «c’est un grand pas pour le Métatron, car il est officiellement validé par la communauté scientifique après deux ans de travail»
Mesurer l’impact du réchauffement climatique sur la biodiversité
Le «Métatron» n’en est qu’à ses débuts.
Et les premières conclusions sont déjà intéressantes. Les papillons et les lézards adoptent le comportement que les scientifiques attendaient: les populations se déplacent et colonisent certaines cages, et disparaissent d’autres.
L’impact à long terme de ces déplacements sur la modification de la composition génétique des populations devrait être étudié dans les années à venir.
Toujours dans l’objectif de mieux comprendre les conséquences de la fragmentation des habitats et du réchauffement climatique sur la biodiversité.
«C’est encore trop tôt pour tirer des conclusions par rapport au milieu naturel. Mais ce sera la prochaine étape» précise Delphine Legrand.
Depuis 2007, le laboratoire du CNRS de Moulis s’est orienté vers la science écologique sous l’égide du scientifique Jean Clobert.
Ces travaux prennent tout leur sens quand on sait que selon certains scientifiques, 50% des espèces vivantes pourraient avoir disparu d’ici 2100.
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