Comment les drosophiles (des petites mouches) utilisent l’information sociale?
Comment le polymorphisme des lézards a-t-il évolué? Comment la petite grenouille tropicale Xenopus Tropicalis s’adapte-t-elle aux changements climatiques?
Dans les locaux de la station du CNRS de Moulis, ça grouille de questions auxquelles le commun des mortels ne pense pas spontanément.
Les 25 chercheurs eux y consacrent tout leurs temps… ils viennent des quatre coins du globe pour se dédier à la Science Ecologique: Allemagne, France, Belgique, Etats-Unis, Suède, Allemagne, etc.
«Pour être valable, une science ne peut qu’être internationale» précise Jean Clobert, directeur du laboratoire du CNRS à Moulis.
Il explique: «ici, nous nous consacrons à l’étude de la biodiversité face aux grands changements globaux qui touchent la planète.
C'est-à-dire: comment les systèmes naturels réagissent à l’augmentation des températures et aux perturbations en cours?
Pour répondre à ces questions, nous construisons une série d’appareils et de situations expérimentales, qui nous permettent d’imposer des changements sur des systèmes pour voir comment ils réagissent»
C’est dans les années cinquante que le laboratoire de Moulis est né; puis il a été pendant quelques années un peu déserté par les chercheurs.
C’est en 2007 que Jean Clobert a repris le Centre de recherche pour le diriger vers la Science Ecologique, «une science assez jeune qui est à un tournant de son histoire»
Il précise: «l’Ariège est un endroit stratégique où se croisent des influences multiples, avec des écosystèmes de plaines, de montagnes, avec à la fois des influences méditerranéennes et atlantiques»
Pour cette raison entre autres, des travaux sont engagés pour mettre en place un vaste laboratoire de grande qualité dédié à l’expérimentation.
Dans une salle où se mêlent encore du matériel scientifique ancien et nouveau, le directeur montre: «de nombreux murs seront abattus pour créer de grands espaces.
Il y aura un laboratoire de microbiologie, un dédié à la génétique, et un autre à la physiologie. Nous espérons que les travaux seront terminés en 2011»
Dans quelques mois, la structure sera donc capable d’étudier les organismes vivants, en partant de leurs gènes jusqu’à leurs comportements.
Pour Camille Bonneaud, chercheuse au CNRS, il est primordial que le monde scientifique se penche sur ses questions.
Elle explique: «dans leur milieu naturel, les animaux sont exposés à de nombreuses pressions: la perte de leur habitat, l’augmentation des températures, les pollutions, etc.
Il est important d’étudier comment ils répondent à toutes ces pressions. Nous sommes en train de vivre une période d’extinction.
Certains scientifiques prédisent qu’en 2100, on aura perdu près de 50% des espèces vivantes. Donc, c’est urgent de voir comment les espèces s’adaptent, si elles le peuvent»
Face à cette urgence, c’est dans quelques mois que les drosophiles et autres protozoaires prendront pension à Moulis, pour nous en dire un peu plus sur ce qui nous attend dans quelques années.
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