Il peut être «pompons», «Tokyo», simple, double… ses formes sont multiples et ses palettes de couleur impressionnantes.
Etymologiquement «fleur d’or», cette plante ornementale de la famille des astéracées originaire de Chine ou du Japon dont les fleurs ornent en France les tombes à la Toussaint, est ailleurs symbole de joie et de gaité.
En fait cette tradition de fleur de deuil qui nous est bien spécifique, n’est pas très ancienne, elle remonte au premier anniversaire de l’Armistice de 1918 où le président Poincaré ordonne le fleurissement de toutes les tombes des soldats avec des chrysanthèmes.
C’est ainsi que cette plante vivace à la floraison prolifique, résistant en général assez bien aux premières gelées, s’est imposée comme «la» fleur par excellence de cimetière.
Aujourd’hui il s’en produit rien que pour le premier novembre, 22 millions de pieds chaque année. Une manne saisonnière pour les horticulteurs et les fleuristes.
Cette année, pour connaitre les dernières tendances, nous avons rencontré Gisèle Delrieu horticultrice depuis près de 24 ans avec son époux Luc, sur les hauteurs de Saint-Pierre de Rivière.
«Nous commandons les boutures chez les grossistes, nous les recevons au mois de mai, les chrysanthèmes sont ensuite plantés dans des pots en plein champ, puis rentrés au dernier moment sous serre»
Gisèle se souvient qu’autrefois, à l’époque de ses parents, la mode était aux fleurs coupées et non aux pots: «c’était à celui qui avait la plus grosse boule; à présent on préfère les petits boutons, le Tokyo se vend bien également»
Quant aux couleurs, on peut tout se permettre au regard de la palette qui s’offre à nous dans la serre: «le blanc a longtemps été boudé mais finalement il part bien… ce qui marche le moins, le rouille peut-être, c’est plus terne mais en le mélangeant avec d’autres couleurs on arrive à faire de belles compositions»
Le chrysanthème dure longtemps et malgré sa réputation de fleur de Toussaint on peut très bien le faire entrer dans son salon, car après tout il est aussi symbole de bonheur et de beauté en Corée.
A partir de ce week-end on pourra retrouver les chrysanthèmes de Gisèle et Luc Delrieu sur les marchés, notamment à Foix sur les allées de Vilotte.
Gisèle Delrieu
Horticultrice
05 61 02 87 73
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