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La tribu des pignons fixes toulousains débarque en Ariège pour un nouveau challenge

© midinews 2013

Ils sont de plus en plus nombreux dans les grandes villes à troquer leur bicyclette à roue libre, dérailleur et vitesses pour le vélo à pignon fixe ou «fixie» (fixed gear en anglais).

Ce vélo minimaliste se veut léger (moins de 10 kilos) car débarrassé de toute protection ou accessoire (garde boue, porte bagage, selle rembourrée) et les puristes se passent également de freins car selon la philosophie de ces nouveaux utilisateurs, «plus on est léger, mieux c’est»

Particularité notoire, il ne faut jamais cesser de pédaler: le pédalier est totalement solidaire de la roue arrière, dans un sens, comme dans l’autre.

Sur le plat, en descente ou en montée, la seule solution pour ralentir c’est que le cycliste bloque les pédales à la force de ses jambes pour faire freiner la roue arrière en dérapant (c’est un «skid»). Cales pieds, straps ou pédales auto fortement recommandées.
Une mode qui nous vient des Etats UnisLes premiers fixies seraient apparus il y a une trentaine d’années à New York, des modèles bricolés par les coursiers de Manhattan car leur dérailleur gelait avec le froid de l’hiver.

Récupérés par la suite par d’anciens skateurs, amateurs de sensations fortes pour dévaler les rues de San Francisco, il devient un sport de glisse tendance.

La culture fixie a débarqué en France dans les années 2008. C’est aussi une esthétique poussée jusqu’aux moindres détails, couleurs, pièces personnalisés, chaque vélo est unique et colle à la personnalité de son propriétaire: cadre acier ou alu, roues à bâtons ou à rayons, cintre adapté au style de conduite… un objet culte, une belle mécanique que l’on bichonne mais pas seulement.
Après la ville, le fixie s’attaque à la montagne ariégeoisePlusieurs fois par semaine, un groupe de jeunes Toulousains adeptes du pignon fixe, se retrouvent pour des «posages» (balades) ou des «rides» plus sportifs.

Ils ont eu l’idée d’organiser l’an passé une sortie qui les a conduits jusqu’à Carcassonne et vont se lancer dimanche prochain un nouveau défi: rallier Toulouse à Ax les Thermes, soit une distance de 135 km avec 1400 m de dénivelé positif.

«Il n’y aura pas de vitesse, pas de roue libre, la plupart d’entre nous roulent sans freins, donc on ne s’arrête jamais de pédaler, le vélo est solidaire avec le cycliste, explique Nicolas, c’est un parcours assez long, vallonné, nous avons prévu une fourchette de 6 heures de route s’il n’y a pas de problème technique»

Une manière de détourner le pignon fixe de sa vocation urbaine et d’en faire un vélo sportif avec un esprit convivial car pour cette bande de passionnés, le plus important c’est la convivialité, l’esprit d’équipe, se faire plaisir en faisant du sport.

03/10/2013 - 18:14 | Lu: 19161 fois