Fascinants oiseaux de proie à découvrir sur le plateau de Beille
La nature reprend ses droits à Beille.
Durant toutes les vacances scolaires et tous les week-ends, Christophe Lafuste, le fauconnier des aigles de Lordat accompagne les visiteurs à la découverte de ses oiseaux de proie.
Une promenade pédagogique au cœur de la forêt
Entre les pins à crochets, dans un théâtre naturel à couper le souffle, cet ancien fauconnier de l’armée de l’Air passionné par les oiseaux nous invite à partager sa passion des rapaces.
Il a sélectionné dans sa volerie de Lordat six spécimens que l’on peut approcher de près, porter au gant et accompagner au cours d’une balade de 50 minutes à travers la forêt pour mieux comprendre et connaitre leur mode de vie en milieu naturel: durant toute la promenade, la buse de Harris en vol libre suit le groupe de branche en branche, l’occasion de percevoir la majesté de son vol.
Symbole de puissance et de force le pygargue à tête blanche, emblème national des États-Unis, a été un temps menacé dans ce pays, au XXème siècle. Alaska est un spécimen de sept ans, il pèse 4,5 kg et mesure 2,40m d’envergure. Son port est majestueux et grâce au fauconnier on peut s’approcher pour le prendre en photo. Son bec impressionnant peut venir à bout d’une vache morte mais c’est de ses puissantes serres dont il faut le plus se méfier.
«Il faut garder en tête que ces prédateurs chassent uniquement pour s’alimenter. Leur rôle est indispensable dans la chaine alimentaire car ils se nourrissent en priorité d’animaux malades, régulent les espèces afin d’éviter leur propagation comme les rongeurs qui détruiraient les récoltes et ils nettoient la nature des charognes qui en se décomposant seraient autant de risques sanitaires pour l’homme»
Non loin de lui trois buses de Harris pattes en plume, ébouriffées pour garder la chaleur attendent patiemment les visiteurs sur leurs perchoirs. Parmi elles, Cid est parfaitement acclimaté, il «parle» en permanence et quand on le tient au gant, il est même capable de signes d’affection: «Il nettoie tous les jours ses 6000 plumes, des plumes qui lui permettent de supporter les températures extrêmes, entre +50 et -50 degrés»
Percer le mystère des rapaces avec l’homme qui parle aux oiseaux
Christophe Lafuste achète ses oiseaux très jeunes et naturellement des liens se créent.
«Notre plus grand bonheur c’est de pouvoir faire découvrir ces animaux qui pour certains ont encore mauvaise réputation. On a longtemps pensé que le hululement d’une chouette portait malheur… l’ignorance ou la peur des hommes a entrainé de vastes campagnes d’extermination des rapaces nocturnes alors que dans certains pays, certaines civilisations ils sont au contraire comme dans la Grèce antique symbole du savoir ou de la sagesse»
Dans cet impressionnant bestiaire, installé dans le premier espace nordique des Pyrénées, Apolline, un hibou grand duc femelle de trois ans rassemble tous les suffrages: «c’est un redoutable prédateur de 1m80 d’envergure et 2,5kg capable de venir à bout d’un grand tétras, de martres ou de fouines»
La tête de ces oiseaux diurnes peut faire une rotation de 360 degrés, pour seulement 90 pour l'homme, afin d'élargir leur champ de vision. Car leurs yeux, de forme cylindrique, et non ronde comme chez les humains et de nombreux animaux, ne peuvent pas bouger latéralement.
Et les 15 vertèbres cervicales ne peuvent pas faire le tour, c’est la tête qui fait à chaque fois ¼ de tour: «le jour elle voit trois fois mieux que nous et la nuit 100 fois mieux. Ces oiseaux sont sur terre depuis 150 millions d’années ce sont des exemples de l’adaptation, sensibles à la lumière, ils chassent avec leurs oreilles (elles sont asymétriques pour localiser les proies) et comme ils sont presbytes, ils ont des petits poils tactiles (vibrisses) sur le bec comme les chats»
Des oiseaux diurnes bien adaptés à la nuit réputés pour voler sans faire de bruit. Ce rapide tour du monde des rapaces serait incomplet sans évoquer le faucon gerfaut sacré dont les espèces les plus nordiques par mimétisme paraissent entièrement blanches avec les extrémités des ailes noires et quelques taches corporelles sombres.
Les pays des Emirats Arabes en sont très friands pour leurs chasses traditionnelles. Katarina n’a que cinq ans mais elle est utilisée tous les ans sur la décharge de Manses pour effaroucher les oiseaux. La méthode a plus de 4000 ans, elle a eu le temps de faire ses preuves et est toujours aussi efficace.
N’attendez plus, venez retrouver Christophe Lafuste est ses fantastiques rapaces tous les week-ends à Beille.
Renseignements:
Une animation proposée par Angaka réputée pour ses chiens de traineaux
Inscriptions / renseignements sur réservation au 05 61 01 75 60
Départs à 11h30, 12h30, 13h30 et 14h30 ou sur demande (max 20 personnes)
tarif: 15€ adultes et enfants de plus de 12 ans
10€ enfants de 3 à 12 ans (gratuit pour les moins de 12 ans)

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