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Une saison de rugby derrière les poteaux: la vie des hauts et débats

© midinews 2013

La vidéo et l’informatique ont pris une place prépondérante auprès des équipes de rugby.

«Analyste vidéo» est devenu un job à part entière. Il reprend, visionne, dissèque, analyse, exploite, retrace et rend compte de toutes les actions aux managers et aux entraîneurs. Des plus anodines aux plus spectaculaires, l’analyste se nourrit d’images.

La vidéo n’épargne personne. Un plaquage manqué, une passe mal assurée, un «deux contre un» vendangé, la sentence tombe immédiatement!

Le joueur pris en défaut de peut pas se réfugier derrière un autre: «c’est pas moi, c’est l’autre...»

Le «pas vu pas pris» n’est plus de mise, la vidéo piège. Elle peut même à certains moments et sur certaines actions devenir: vidéo gag!

A l’inverse quand un coup de génie est joué, le joueur est encensé et l’action sera visionnée en boucle...

Philippe Dintrans a dit un jour: «en rugby ne me parlez pas de génie. Quand j'entends prononcer ce mot, je pense lessive...». En pensant lessive, il est donc logique que l’on se repasse des actions de génie. Pour autant la vidéo ne lave pas plus blanc que blanc...

A Tarascon, la vidéo a fait son apparition depuis peu. Un caméscope numérique vient d’être offert au club par un partenaire local. Un de ceux dont nous avons parlé il y a peu.

Et à l’UST, tout ce qui est image est une affaire de Christophe. Nous connaissons Christophe B., photographe hors pair, nous avons maintenant Christophe A., vidéaste du club, et homme à plusieurs facettes, puisqu’il entraîne aussi l’équipe réserve, s’occupe des moins de 9 à l’école de rugby, a en charge la boutique du club, et quelques barrages hydroélectriques de la Haute-Ariège...

Lulu et Léo sont très intéressés par tout ce qui est moderne... «A l’époque, on n’avait pas de caméscopes... Mais nous avions un super 8. Nous avions largement les moyens de nous faire filmer, nous aussi...»

«Sauf que si on nous revoyait aujourd’hui à la télé, ça ressemblerait davantage à du documentaire, voire à "chef d’œuvre en péril"...»

«Moi, dit Lulu, en parlant de télé, je me souviens, sur la première chaîne (il y en avait qu’une à l’époque) les premiers matchs que j’ai pu voir, ils étaient commentés par l’Abbé Pistre. Même s’il faisait moins de jeu de mots que Mathieu Lartot, il nous a laissé "qu’il valait mieux donner que recevoir"...»

«Moi les premiers matchs, répond Léo, c’était Couderc... le maître à tous, capable de faire vibrer un type de Maubeuge, qui en se trompant de chaîne tombait malencontreusement sur un match de rugby dont il ne connaissait aucune règle»... mais commenté par le grand Roger...

Vendredi soir dernier, pas de grand commentateur, mais des spectateurs attentifs. Les cadets et les juniors, comme les grands, ont eu droit à leur séquence vidéo.

Chacun a eu tout loisir d’analyser sa prestation. Tous en ont convenu: des progrès restent à faire... La critique bonne ou mauvaise est souvent constructive.

Nous espérons que lors d’une prochaine projection ils pourront constater que leurs progrès ont bien été effectifs.

Ils s’appellent Maxime, Jordan, Thibaut, Teddy, Gautier, Ludo... ils ont entre 15 et 19 ans. Ils ont un point commun, ils jouent tous au rugby, en cadets et juniors à l’US Tarascon XV.
Nous avons choisi de les suivre tout au long de la saison en partageant avec eux leurs passions, leurs joies, leurs émotions et peut-être leurs peines aussi. Nous les retrouverons donc chaque semaine en compagnie de leur staff pour vivre de l’intérieur leur saison de rugby à eux, avec évidemment toutes les anecdotes qui vont jalonner leur quotidien, leurs entraînements, leurs matchs... Bref nous dévoilerons un peu de leur vie dans cette chronique hebdomadaire.

13/11/2013 - 18:51 | Lu: 10840 fois