Luzenac: patrimoine sur la Route des Corniches
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| Eglise de Vernaux (Ariège) |
Le château de Lordat se dresse sur un piton calcaire à 965m d’altitude, il domine la vallée du Sabarthès et la route nationale en contrebas.
L’itinéraire pour y accéder de Luzenac permet de découvrir des paysages exceptionnels et des églises romanes de caractère.
Tout d’abord Sainte Marthe de Vernaux (classée Monument Historique en 1910), datée du XIIe siècle bien que son chevet « tri-conque », c’est-à-dire en forme de trèfle, soit plutôt caractéristique de l’architecture religieuse de XIe siècle.
L’édifice, certainement réalisé par les bénédictins de Lagrasse, est construit en tuf, une pierre calcaire vacuolaire locale. Elle a subi plusieurs remaniements au XVIe siècle : au sud, une sacristie a été ajoutée et au nord, un petit porche demi-circulaire enfin, à l’intérieur, le décor peint de l’époque gothique se déploie au-dessus d’une corniche.
Le campanile est percé de trois arcs disposés en ternaire: deux en bas et un en haut, la couverture est faite d’ardoises en écailles épaisses, une particularité que l’on rencontre dans toute les vallées d’Ax. Lors des travaux de restauration effectués dans les années 80, on a retrouvé dans la toiture du porche, détail émouvant, des papiers de républicains espagnols cachés en 1936 et que les propriétaires n’ont probablement jamais eu l’occasion de récupérer.
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| Château de Lordat (Ariège) |
A quelques kilomètres, le pittoresque village de Lordat et son château, l’une des plus anciennes et des plus vastes demeures féodales du comté de Foix dominent le paysage.
C’est un beau spécimen d’architecture militaire médiévale des Pyrénées ariégeoises: ses trois enceintes successives sont étagées suivant la pente du terrain et défendent l’approche du donjon central. Le château apparaît dans l’histoire en 970 mais il ne reste rien de l’époque primitive, il connaît des aménagements jusqu’au XIVe siècle et de cette époque que datent le dispositif de défense et les voûtes de porte en ogive.
La famille de Lordat est puissante, on trouve dans les archives plusieurs actes passés entre Roger II et la puissante abbaye de Cluny, quelques tractations concernant entre autre l’église d’Axiat ou le prieuré d’Unac.
En 1229, Roger-Bernard de Foix offre le château en garantie à Saint-Louis et peu de temps après, il devient lieu de refuge des cathares persécutés qui affluent dans la région.
Au XIIIe le château tombe dans les mains de Pierre d’Aragon qui le détruit partiellement et le comte de Foix le récupère en 1295, partiellement ruiné.
Ce n’est qu’après d’importants travaux d’agrandissement et d’embellissement qu’il retrouvera son lustre.
Lors des guerres de religions, Lordat devient possession d’Henri IV qui demande au bout de quelques temps qu’on le détruise car il représente un risque trop important. Bien qu’encore possession royale, il est mentionné en 1672 comme étant une ruine.
Aujourd’hui classé Monument Historique, son accès n’est pas libre, il s’accompagne de la découverte d’une volerie de plus de 35 oiseaux de proie et d’un spectacle d’aigles.
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| Eglise d'Unac (Ariège) |
En descendant la route des corniches, non sans en avoir admiré le paysage à 180° sur les Pyrénées, il convient de s’arrêter à l’église Saint Martin d’Unac, un des joyaux de l’architecture romane de la région… tant par le richesse de son ornementation que par son état de conservation.
En 1076, le comte Roger II fait don d’une bonne partie de la région à l’abbaye de Cluny, y compris de cette église «d’un bel ouvrage». En 1104, Unac passe sous le contrôle de Saint Volusien de Foix, dont elle devient le prieuré.
Le bâtiment est en pierres appareillées disposées en assises régulières, le clocher et l’avant-nef sont bâtis en pierres simplement dégrossies qui semblent plus anciennes.
Le clocher de plus de 24 mètres n’est pas sans nous rappeler les édifices des vallées andorranes, il comporte quatre étages dont les fenêtres, en majorité cintrées, sont séparées par des colonnettes géminées.
L’abside présente également des fenêtres encadrées d’une remarquable décoration : décors de billettes, chapiteaux de colonne de marbre blanc où l’on peut distinguer des décors végétaux ou zoomorphes (oiseaux).
C’est cependant à l’intérieur de l’église que l’on peut voir les plus beaux éléments décoratifs animaliers, à feuillages ou à palmettes, fortement inspirés de Saint Sernin de Toulouse, le plus prestigieux chantier de l’époque qui rayonnait jusque dans les vallées de l’Ariège.
Office de Tourisme de Pays des vallées d’Ax
Tél : 05 61 64 68 10
www.vallees-ax.com
Photos: ©ariegenews 2006
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