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Filature Laffont à Niaux: un projet de reprise en cours de réflexion
10/01/2012 | 20:38
© MidiNews (archives)
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textile Filature Laffont à Niaux: filateurs de pères en fils depuis 1867

C’est son arrière grand-père qui, en 1867, a créé la filature Laffont à Niaux...

Aujourd’hui, dans l’ancien moulin du village de Haute-Ariège, Jean-Jacques Laffont continue de transformer la laine fournie par les éleveurs de l’Ariège, mais aussi de l’Aude et de Haute-Garonne.

C’est la dernière filature de l’Ariège. Un véritable bastion, à l’heure de la mondialisation et du textile à bas coût, porteur des savoir-faire pyrénéens.

Mais après des années à faire vivre cet outil transmis de génération en génération, l’artisan a droit à un repos bien mérité et cherche à passer la main. Impossible que tout cela disparaisse...

La transmission est peut-être bien en voie d’être assurée, puisqu’un projet de «pérennisation de la filature de Niaux» est sur les rails.

Même si on en est pour le moment au stade de la discussion et de la réflexion, des repreneurs sont intéressés pour continuer à faire tourner la filature.

Si Jean-Jacques Laffont avait réussi à la maintenir en investissant dans du matériel adapté, et en créant une clientèle allant des particuliers aux groupes folkloriques (en menant aussi des visites touristiques de l’atelier), l’idée des repreneurs potentiels serait de miser sur le design tout en travaillant sur la qualité de la laine (ce qui implique un travail avec les éleveurs).

En effet, en travaillant sur la génétique, on arrive à améliorer la qualité de la matière première: pour obtenir une laine plus fine, moins rugueuse, plus adaptée au produit fini.

La laine pourrait servir de matière première pour créer des objets, de la décoration, des vêtements. Tout reste à construire...

Krystel Chavigny (styliste) est habituée à travailler le feutre, «l’idée est vraiment de garder l’aspect créatif. Avec la problématique suivante: comment être rentable, en misant sur la qualité et le style ?»

Le plus gros reste à faire: entamer le travail avec les éleveurs, travailler sur le dossier avec les institutionnels, et mettre en place un réseau autour de la filière laine (en créant pourquoi pas, une dynamique transpyrénéenne).

Une réunion est prévue en avril pour présenter le projet plus en détails.

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 10/01/2012 | 20:38 | Lu: 13999 fois