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Les francs ont vécu leurs dernières heures à la Banque de France de Toulouse
17/02/2012 | 19:33
© MidiNews 2012

Les derniers billets étaient échangeables jusqu’aujourd’hui 17 heures. Soit dix ans au jour près, après l’arrêt de leur cours légal.

La succursale de la Banque de France de Foix ayant fermé ses caisses en 2005, elle ne pouvait malheureusement pas effectuer les échanges sur le département.

Les Ariégeois désireux d’échanger leurs derniers francs devaient donc se rendre au mieux, à Toulouse, au pire à Rodez ou à Tarbes.

«Depuis ce midi, on accueille 50 personnes toutes les deux heures et on en attend encore au moins 180 dans l’après-midi» a déclaré ce midi, Véronique Créach, du service logistique de la Banque de France de Toulouse.

Et nombreux sont ceux qui s’y prennent à la dernière minute, «après des mois de calme, un nombre énorme d’échanges a eu lieu lundi, et depuis ça va crescendo, et les queues s’allongent devant l’entrée» précise-t-elle.

A sa grande surprise, le message de communication est pourtant bien passé, «la quasi-totalité des billets que nous avons vus passer étaient bien échangeables»

Car pour cette dernière vague, seuls les billets arborant les têtes de Pierre et Marie Curie (500 francs), Gustave Eiffel (200 francs), Cézanne (100 francs), Saint-Exupéry (50 francs) ou Debussy (20 francs) étaient encore échangeables.

Mais point de grosses sommes ont transité à Toulouse: «nous échangeons surtout des petites montants, la plupart des gens viennent avec entre cinq et dix billets, rarement plus» ajoute Véronique.

Des échanges qui ne dépassent pas en moyenne les 50 euros. Cette semaine, les sommes maximales reçues à la succursale toulousaine ont été comprises entre 1500 et 3000 euros.

«Des montants beaucoup plus importants ont été échangés à Rodez ou à Tarbes»

En milieu rural, «conserver» ses économies sous le matelas était, semble-t-il, monnaie courante.

Selon elle, «dans les milieux agricoles, certains gardaient chez eux beaucoup d’argent, parfois accumulé pendant des années»

Les bureaux de l’Aveyron et des Hautes-Pyrénées ont donc vu, dans de rares cas, transiter des sommes pouvant dépasser les dizaines de milliers d’euros.

Pour faire face à l’affluence des retardataires, l’accueil de la Banque de France toulousaine a ouvert ses portes en journée continue, toute la semaine.

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auteur: CL | publié le: 17/02/2012 | 19:33 | Lu: 45994 fois