Talcs de Luzenac: le bras de fer a commencé
05/03/2012 | 16:47
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Aux Talcs de Luzenac, aucun accord n’a pour le moment été trouvé entre les syndicats et la direction au sujet des salaires (dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires, dites NAO).

Résultat: environ 70% des salariés (selon la CGT) se sont mis en grève ce lundi matin, après l’échec des négociations.

Ce conflit social est le premier bras de fer engagé entre syndicats et direction depuis la reprise des Talcs de Luzenac par Imerys cet été.

A 1700m d’altitude, la carrière de Trimouns est un des plus grands lieux d’extraction à ciel ouvert du monde.

Les Talcs de Luzenac sont aussi un des principaux employeurs de la Haute-Ariège, avec un peu moins de 270 personnes à l’année (sans compter les saisonniers et les intérimaires).

Et si la rémunération est un des principaux points de tensions, il n’est pas le seul.


«Il y a la question des salaires» explique Philippe Bastianelli (délégué syndical Cgt), «mais il y a aussi le problème de la réorganisation des services.

Avec la suppression de postes d’intérimaires et de saisonniers, on demande toujours plus de polyvalence aux salariés
»

Exemple très concret: «le service de maintenance est en train d’être démantelé. Les agents de la production devront réparer eux-même leur machine. Ces problèmes sont loin d’être résolus. Et ces réorganisations sont dangereuses pour la pérennité des emplois»

Pour tenir compte de l’inflation sur l’année 2011, les syndicats (Fo et Cgt) réclament de concert une augmentation générale de 2,4%.

De son côté, Imerys a proposé une augmentation générale de 1%, individuelle de 0,5%, à l’ancienneté de 0,63%, ainsi qu’une augmentation de la participation à la mutuelle santé de 0,30%.

La direction évoque aussi un contexte économique particulièrement incertain, précisant que «le site opère sur des marchés très liés à l’activité économique globale (automobile, papier, plastiques, peintures, etc.), qui reste extrêmement fragile et incertaine»

Un argument qui ne convint pas les syndicats.

Selon Philippe Bastianelli, «la crise sert surtout d’argument pour faire du chantage aux salariés! La direction se comporte comme si il y avait une perte d’activité, alors que tout va bien»

Une nouvelle réunion devrait avoir lieu demain matin. Le bras de fer est bel et bien engagé.

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 05/03/2012 | 16:47 | Lu: 13750 fois