Encore une journée sans issue au mouvement de grève qui secoue les Talcs de Luzenac depuis lundi.
Les organisations syndicales et la direction d’Imerys (propriétaire des Talcs depuis cet été) n’ont toujours pas trouvé d’accord au sujet des salaires (dans le cadre des NAO, négociations annuelles obligatoires).
Selon les syndicats, 80% des salariés sont en grève.
Si elle était restée plutôt muette jusqu’alors, la direction d’Imerys s’est exprimée ce jeudi.
C’est le directeur général d’Imerys Talc Europe, Fernando Accioly, qui s’est rendu sur le site ariégeois.
Une «grande prudence» s’impose selon la direction
La prudence pour conforter la compétitivité du site. C’est la stratégie principale qu’a évoqué Fernando Accioly pour expliquer les choix actuels d’Imerys, «nous sommes dans un contexte très incertain. La situation de nombreux pays européens n’est pas bonne.
Cela se traduit par une forte incertitude sur un certain nombre de marchés principaux, comme l’automobile (qui est un de nos marchés particulièrement importants)»
Au sujet de l’état des négociations, les syndicats FO et Cgt réclament de concert une augmentation générale des salaires de 2,4% (pour tenir compte de l’inflation).
«Nous avons fait de nombreux pas en direction des organisations syndicales» répond Fernando Accioly, «aujourd’hui, notre offre équivaut à 2,43% de hausse (se divisant en 1,8% d’augmentation générale et 0,63% de hausse due à l’ancienneté).
Nous avons une politique d’intéressement qui est très dynamique: en moyenne de 5000 € par salarié en 2011. En 2012, nous allons redistribuer des montants équivalents»
«Adapter la voilure» aux marchés
A l’origine du malaise social, les salariés évoquent aussi des réorganisations en interne, conséquences de la suppression de postes de saisonniers et d’intérimaires. Certains craignent par exemple la disparition du service de maintenance.
Pour le directeur, aucune restructuration de la maintenance n’est envisagée. Il ne s’agit selon lui que «d’adapter la voilure de notre main d’œuvre temporaire à la situation des marchés que nous avons aujourd’hui.[...]
Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas de plan social, ni de chômage. Il s’agit de réduire le nombre d’intérimaires et de saisonniers qui, par définition, permettent une flexibilité dans une entreprise»
Globalement, «le mouvement que nous sommes en train de connaître est disproportionné par rapport à la nature de nos différends.
Je pense que le sens de la mesure doit revenir chez les uns et les autres. La direction est très attachée au dialogue social.
Je pense que c’est par là que nous sortirons de l’impasse actuelle [...] On va continuer à se rencontrer dans les prochaines journées, en espérant trouver un terrain commun»
Les syndicats (FO et Cgt) affirment de leur côté qu’il n’y a eu «aucune avancée de la part de la direction malgré notre forte implication et nos propositions»
Et s’ils demandaient au départ l’embauche de 4 intérimaires, les syndicats réclament aujourd’hui «une embauche en CDI d’une personne à l’usine»
Tout en contestant «la baisse de l’effectif saisonnier pour la campagne d’extraction 2012»
Déjà 4 jours de blocage et le bras de fer est loin d’être terminé.
Un rassemblement plus large est prévu demain à 10h devant l’usine.
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