Suite à une série d’incendies dans des hôtels en 2005, une loi a été rédigée pour les obliger à mieux respecter les règles de sécurité.
Il y a aussi des travaux à réaliser pour rendre les bâtiments accessibles aux personnes handicapées. L’échéance a été fixée à 2015.
Mais les enjeux ne sont pas les mêmes pour les grandes chaînes que pour les petits établissements familiaux.
Face à ces nouvelles contraintes, certains hôteliers choisissent même de passer en chambres d’hôtes. D’autres ferment carrément boutique.
En Ariège, avec une grande majorité d’établissements de petite taille, «c’est un enjeu économique lourd» insiste Bernard Garcia de l’UMIH 09 (Union des Métiers et de l’Industrie de l’Hôtellerie).
Un assouplissement des règles pour les petits hôtels
Aujourd’hui, Bertrand Lecourt (délégué national de l’UMIH) se félicite, «la petite hôtellerie a beaucoup de mal à résister aux nouvelles exigences. Même si on a obtenu quelques atténuations»
Concrètement, l’enjeu pour les professionnels sera de pouvoir entrer dans la catégorie des «très petits hôtels» (moins de 20 personnes).
Car pour les autres (recevant entre 20 et 100 occupants), les travaux à effectuer restent inchangés: installer un système d’alarme, un cloisonnement des cages d’escalier, ou encore des portes «coupe-feu»
Sur les quelques 80 hôtels que compte le département, la moitié a déjà réalisé ces travaux, qui peuvent vite être coûteux.
Entre 100 000 et 150 000 euros en moyenne (et au minimum) selon l’UMIH (qui voit passer les dossiers).
Mais pour les plus petites structures, il sera possible aux propriétaires de demander une dérogation, auprès de «commissions de sécurité»
«Tout repose sur l’interprétation des textes»
«Elles prennent en compte l’aspect économique, c’est à dire que l’on ne pourra pas demander à un établissement une mise aux normes qui soit supérieure à son potentiel» explique Bernard Garcia qui nuance, «aujourd’hui tout repose sur l’interprétation des textes. Ça va être une négociation au cas par cas»
Aujourd’hui, le secteur espère donc ne pas avoir à faire avec des «ayatollahs de l’administration» et compte «sur une interprétation pragmatique et non pas dogmatique des textes»
Car au final c’est l’élu (le maire) qui a le dernier mot, «ils sont entre le marteau et l’enclume: entre des enjeux de sécurité, et la nécessité de protéger des structures qui font l’emploi sur leur commune»
L’enjeu est de taille selon Bernard Garcia, «dans le cas contraire, on risque une paupérisation du tissu.
La qualité en Ariège passe par des établissements de caractère. Et pas par des hôtels de chaîne qui eux, sont parfaitement aux normes»
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