Réalité augmentée, machine learning, temps réel, web au carré, instantanéité ou encore mobilité.
Si ces notions ne vous parlent absolument pas: il est temps de faire quelque chose! Car, il faut se rendre à l’évidence, le minitel -cette invention strictement franco-française- est bel et bien mort.
«Nous traversons une crise économique et financière grave mais bien plus que cela il s’agit d’une révolution numérique qui change le monde. Celui qui ne prendra pas le virage numérique est mort !»
Il fallait avoir le cœur bien accroché jeudi soir dans la grande salle de conférence des locaux de l’IFCAP.
A l’invitation de Paul-Louis Maurat, le président de la chambre de commerce et d’industrie de l’Ariège, c’est un parterre de chefs d’entreprises, d’étudiants, qui est venu surfer -sombrer- dans le chaos créatif de l’ère numérique, initiés dans ce voyage aux confins de la technologie par Didier Rappaport, illustre co-fondateur de Dailymotion.
Choc titanesque entre le virtuel et le réel à la frontière, encore floue, d’un nouveau monde. Non «Geek» s’abstenir!
Le président aura beau jeu de rappeler l’engagement qui est celui de la Chambre en faveur du numérique, via les BTS proposés sur l’IFCAP, ses actions en faveur du e-commerce, ses engagements dans le cadre du «pass-numérique»
Là, il s’agit d’une dimension qui peut paraître hors de portée pour le chef d’entreprise lambda. Quoi que…
«Le four du boulanger qui envoie un sms à ses clients pour les prévenir que le pain est chaud, qu’ils peuvent passer»
Anecdote finalement exemplaire, lancée par le conférencier aux accents de gourou, qui fait toucher du doigt tout l’intérêt des ces technologies y compris pour des entreprises très ancrées localement et même situées en milieu rural.
Car, avec un taux de croissance à la chinoise, soit deux chiffres (20%!) qui peut même faire rêver les meilleurs élèves, ceux du triple «A», le e-commerce ne connaît pas la crise; bien au contraire «il prend seulement son envol»
Il sait de quoi il parle, Didier Rappaport, lui qui vient de revendre Dailymotion pour un montant inconnu à Orange.
Retour en 2005, lorsque l’aventure commence pour lui et deux copains Benjamin et Olivier avec le lancement de ce qui va être le deuxième site au monde de partage de données et en particulier de vidéos.
«Un miracle depuis l’idée, le nom jusqu’au logo»
A la base juste une idée de «potes» qui veulent pouvoir échanger simplement des vidéos souvenirs entre eux et auront surtout l’idée de rendre cette technologie accessible à tous… tout en gardant la maîtrise des contenus.
Saga d’une success-story 100% française que n’auraient pas dédaigné les Google, You tube et consorts… alors que tous les experts des partenaires financiers prédisant l’échec, rengainaient - autre leçon à méditer aujourd’hui- leur chéquier.
Avant tout une leçon d’entreprenariat pour cet homme qui dit «ne pas savoir ce qu’était le Web avant d’y plonger» ou encore d’avoir connu précédemment d’autres échecs.
L’art -la force- de savoir rebondir, de se relever de ses échecs, en en tirant les enseignements pour l’aventure d’après. Le rêve américain à coups de claques, plutôt à portée de clic.
Surtout deux engagements permanents à une notion de service, que la technologie la plus complexe doit simplifier et diffuser au maximum et la qualité à tous les niveaux.
Une bonne dose de chance «être au bon moment au bon endroit», mais également d’intuition que raisonne l’effervescente intelligence collective en action.
Mais, demain sera encore différent. «On rend les machines capables de communiquer entre elles pour les rendre intelligentes»
«Déjà 5 milliards de machines savantes de par le monde, bientôt 10 fois plus»
Technologie à peine née que déjà dépassée car se dessine celle qui «associera l’intelligence de l’homme et de l’objet»; «c’est l’arme de demain»
Eternel débat, depuis la nuit des temps certainement: «est-ce la technologie qui crée l’usage ou inversement ?»
Pas de doute dans les propos de Didier Rappaport: c’est sans conteste la première hypothèse.
«Nous sommes à l’aube d’un bouleversement complet des comportements»
Une révolution numérique qui aiguise bien des appétits et d’abord celui des pros du marketing, ces nouveaux sociologues.
Le Minitel, c’est évident maintenant, ne pouvait pas lutter et le PC vit ses derniers jours au profit d’objets mobiles connectés.
Un «flicage» méthodique, à coups de «cookies» espions, tous traqués et géolocalisés, dans un monde orwellien qui laisse à penser que la CNIL va être davantage débordée dans les décennies à venir.
A moins que d’ici là ce ne soit la Commission Européenne qui réussisse à calmer les ardeurs intrusives des Google et autres Facebook déjà dans son collimateur.
Oui, demain vous regarderez autrement votre rasoir le matin dans votre salle de bain et n’aurez plus le temps de penser à autre chose entre deux pubs pour des lotions après rasage dans le manche de l’objet ou sur votre radio.
Ou votre compteur EDF et tous ces objets connectés dits intelligents mis au service d’une déesse consommation globalisée.
C’est le printemps qui vient à nous rappeler que d’autres révolutions, facilitées par les machines et autres réseaux sociaux, poursuivent d’autres desseins.
Il en va du numérique demain comme du numéraire aujourd’hui. Il sera ce que nous en ferons.
Bien malin qui pourra dire vers quoi va nous entraîner cette odyssée numérique.
Tant qu’il y aura des hommes au service -réel- d’autres hommes, l’espoir est permis d’une fin -au sens finalité- heureuse. Pas de doutes, il ne faut pas rater ce virage numérique.
Espérons avec Didier Rappaport que l’intelligence de l’homme guidera nos choix intuitifs «car il est regrettable que beaucoup de bonnes idées finissent au cimetière»
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