Lors de la dernière séance plénière qui s’est tenue ce lundi à Foix, les conseillers généraux ont adopté la proposition à l’unanimité.
Le Conseil général de l’Ariège est candidat pour devenir «organisme unique» en ce qui concerne la gestion de l’eau pour l’irrigation. Une demande qui doit être déposée au préfet.
Gérer l’eau collectivement
C’est la loi de 2006 qui prévoit la création de telles structures, pour maîtriser les prélèvements et avoir une utilisation plus durable de l’eau.
La gestion collective est apparue au législateur comme une des solutions pour moins de gaspillage.
Le sujet est aussi important que sensible, quand on sait que la précieuse ressource se fait rare; et que l’on touche là à des questions sensibles: l’agriculture irrigante, la solidarité entre territoires mais aussi à la protection des milieux aquatiques.
«Trois territoires (ou «unités de gestion») sont concernés de part la situation de tête de bassin de l’Ariège» a expliqué Jean Cazenave (élu en charge du dossier) «la première concerne le Volp et l’Arize. La seconde l’Ariège, l’Hers et la Lèze. Et la dernière, le Salat»
Pour le département, devenir gestionnaire unique revient à être titulaire d’une autorisation collective de prélèvement de l’eau, pour le compte des préleveurs irrigants.
Concrètement, il s’agit de recenser les demandes de prélèvements des irrigants, puis répartir les volumes d’eau entre tous.
Sur le terrain, tout agriculteur qui souhaitera irriguer dans le périmètre géré par l'organisme unique devra s'en remettre à lui pour obtenir annuellement son volume d'eau.
Le département, prochain gestionnaire?
Selon le président du Conseil général Augustin Bonrepaux, il s’agirait de réorganiser ce qui existe déjà, pas de créer un nouveau service qui engagerait de nouvelles dépenses.
Recensements, montages des dossiers, suivis des stocks d’eau, relevés des compteurs...
Si la collectivité obtient ce statut, son action se substituera aux missions actuellement remplies par le SPEMA (Service de police et du milieu aquatique), et par 4 gestionnaires (institutions interdépartementales, associations ou encore la chambre d’agriculture de l’Ariège).
Et cela sur divers sites comme le barrage de Montbel (60 millions de m3 en capacité de réserve), le barrage de Filhet, ou encore le barrage de Mondely.
Pour valider les demandes des irrigants, trois commissions seraient créées, avec un système de présidence tournante exercée alternativement par le président de la chambre d’agriculture de l’Ariège et un élu représentant le Conseil général.
Ces commissions pourraient être composées de représentants des conseils généraux, de la profession agricole, des syndicats d’irrigation, des institutions (à noter que les associations de défense de l’environnement ne sont pas citées).
Pour obtenir cette autorisation, le département doit engager une étude d’impact.
S’il est accordé, ce laissez-passer sera délivré par arrêté préfectoral pour une durée maximale de 15 ans.
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