Voilà une société qui se fait discrète. On est loin des «strass» de la sous-traitance aéronautique. Et pourtant le groupe industriel «Forestis Industries» emploie des dizaines de salariés à Saint-Paul de Jarrat.
Derrière une entreprise qui communique très peu, se cache un acteur de poids de cette filière bois que le département essaie de propulser.
Basé à Saint-Paul de Jarrat (à 5 minutes de Foix), le site de production est immense.
Des quantités de troncs d’arbres arrivent chaque jour, pour y être tronçonnés, traités, transformés.
C’est le site de la scierie Barbe, où travaillent une soixantaine de salariés. On y fabrique des charpentes, des planches, et toutes sortes d’éléments en bois qui peuvent intéresser le secteur du bâtiment et des travaux publics.
C’est d’ailleurs là qu’il est prévu de construire une centrale de co-génération biomasse (pour la production d’énergie et l’alimentation d’un réseau de chaleur à Foix).
Mais ce n’est pas tout. Tout près de là, il y a aussi les «Menuiseries Ariégeoises» (spécialisées dans le funéraire et la fabrication de cercueils en bois).
Là aussi, c’est un très gros employeur, du haut de ses 109 salariés. Et cette partie est plutôt le rayon de Bruno Barbe.
Car tout cela est une histoire de famille (toutes ces entreprises sont d’ailleurs regroupées en une même maison mère: Forestis Industries).
Si Bruno s’occupe des «Menuiseries ariégeoises», son frère Alain dirige plutôt la scierie. Et c’est leur père, Henri, qui a fondé l’entreprise après la guerre.
Dans les années 70, il a fait construire une scierie entièrement neuve. Aujourd’hui, les deux frères travaillent ensemble depuis des années déjà.
«Moi j’ai commencé en 1972» répond Alain Barbe, «et moi fin 77 !» poursuit Bruno Barbe.
Un parcours familial développé au fil des évolutions technologiques, «le travail est toujours lié au bois. Mais les métiers évoluent, explique Alain Barbe.
Sur les 40 dernières années, l’outil pour transformer le bois a énormément changé»
«Les unités sont plus importantes. Cela a induit un phénomène de concentration» précise aussi Bruno Barbe.
En effet, quand on visite l’usine, on s’en rend bien compte: on travaille le bois, mais l’informatique est partout.
La plupart des tâches sont gérées depuis des machines à commandes numériques.
Du haut de leurs cabines, des salariés chefs d’orchestre se font obéir des machines, d’un coup de bouton et d’un regard vers l’écran: ça coupe, tronçonne, retourne, achemine...
Le bois vient essentiellement de l’Ariège et de l’Aude (mais aussi du Tarn, de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées).
Après des années dans le secteur, les deux entrepreneurs ont évidemment un regard sur le développement nécessaire de la filière bois en Ariège.
Rappelons que la ressource bois (dont le territoire regorge) y est sous exploitée.
Seuls 18% de l’accroissement naturel de la forêt sont exploités chaque année.
Plusieurs raisons sont évoquées: la difficulté d’exploiter le bois dans des zones de montagne (difficiles d’accès). Mais aussi le morcellement de la propriété en une multitude de propriétaires privés.
«Il y a beaucoup de travail à faire en forêt pour produire du bois de qualité pour alimenter des unités comme les nôtres. C’est ce qui nous manque à l’heure actuelle» explique Alain Barbe qui conclut: «si on fait ce travail, dans quelques dizaine d’années, on pourra avoir une filière beaucoup plus productive, riche et mieux adaptée au marché»
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