ariege > actualités et économie > économie
Photographie de l'activité économique ariégeoise
13/04/2012 | 20:24
© MidiNews 2012
sur le même thème
économie Création d'une nouvelle usine des Forges de Niaux: 70 emplois à la clef

Des flèches vertes ou rouges, vers le bas ou vers le haut, qui pour chaque secteur donnent la tendance.

C’est le travail que mène régulièrement la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) pour avoir une vision globale de l’Économie du département. Les résultats du second semestre 2011 (ainsi que les perspectives pour l’année 2012) viennent de tomber.

En collaboration avec les chefs d’entreprises, ces résultats passent à la moulinette les chiffres d’affaires, les marges, les carnets de commandes et les niveaux de production des entreprises.

Verdict: les résultats sont contrastés.

Les voyants au vert dans les industries tournées vers l’International


Une cinquantaine d’entreprises ariégeoises exportent leur production à l’international. Et ce sont elles qui tirent clairement leur épingle du jeu.

Comme l’explique Denis Dubrulle (chargé de mission à la CCI de l’Ariège), «l’activité est très bien orientée sur les entreprises industrielles qui travaillent sur les marchés internationaux»

Pour y voir plus clair, on retrouve entre autres: Mapaero (spécialiste des peintures pour l’aéronautique), les Talcs de Luzenac (avec en Ariège une des plus grandes carrières à ciel ouvert du monde), Recaero (qui fabrique des pièces pour l’aéronautique), ou encore les Forges de Niaux (producteur de pièces d’usure pour le matériel agricole installé près de Tarascon-sur-Ariège).

Les voyants sont aussi au vert dans l’électrométallurgie, le travail des métaux, la sous-traitance aéronautique (61 établissements et 1816 emplois pour les trois réunis) ou encore la parachimie (19 entreprises, 709 emplois).

Bien sûr, «il y a un point commun à toutes les entreprises» nuance Denis Dubrulle, «il y a un fort besoin d’avoir des coûts de production les plus bas possible pour être compétitifs au niveau international. En gros, il faut faire mieux avec moins»

Autre secteur industriel du département, dont certaines unités sont présentes à l’international (comme «Johnson control», ancien Michel Thierry), mais dont la situation est plus contrastée: le secteur Textile.

La flèche est toujours rouge pour un secteur qui pèse aujourd’hui 24 entreprises et 546 emplois.

Dans le secteur ultra-concurrentiel de l’habillement par exemple, la situation reste difficile.

De nombreuses entreprises manquent de trésorerie: avec de faibles visibilités sur les commandes à venir, une production ralentie, ainsi qu’une dégradation du chiffre d’affaires et du niveau de marge.

De quoi nous mener vers les autres flèches rouges du tableau.

Une situation plus délicate dans tout ce qui touche à la consommation des ménages.


 «On constate que la situation est plus tendue dans tout ce qui touche à la consommation directe» synthétise Denis Dubrulle.

Ainsi, dans le secteur de l’agroalimentaire (213 entreprises et 644 emplois), la production s’est globalement ralentie pour s’adapter à la demande. Le secteur pâtit aussi d’une augmentation du prix des matières premières agricoles.

Les entreprises de la grande distribution (supermarché, hypermarché), ont aussi enregistré au second semestre 2011 une baisse de leur activité. La faute à une consommation réduite des ménages ariégeois, et un panier moyen qui tend à diminuer.

En ce qui concerne l’automobile, pas de surprise: la deuxième moitié de l’année 2011 est marquée par un recul général de l’activité.

Le marché ariégeois n’échappe pas à une diminution de la vente de véhicules neufs sur la fin de l’année. L’activité reste stable pour la vente de véhicules d’occasion.
Quant à l’entretien-réparation, la tendance à la baisse de l’activité se poursuit.

Autre exemple: le bâtiment, un secteur qui concentre un grand nombre d’emplois en Ariège (2889 emplois, pour 1636 établissements).

Les turbulences mondiales et européennes ont affecté ce secteur, même s’il y a une importante diversité de situations.

Si la construction neuve et le gros œuvre ont connu un net ralentissement, dans la rénovation et le second œuvre, l’activité a globalement été maintenue. Pas d’éclaircies prévues pour 2012.

Dans les travaux publics, les voyants sont au rouge aussi: la commande publique n’est pas très dynamique, en raison des difficultés financières qui pèsent sur les collectivités territoriales.

Et puis, c’est bien connu, les années électorales ne sont jamais trépidantes au niveau économique.

2012 n’échappe pas à la règle, avec une importante tentation d’immobilisme et un certain attentisme de la part des décideurs, ça ira mieux dans quelques mois.

Téléchargez «Note de conjoncture semestrielle - 2ème semestre 2011 Perspectives 1er semestre 2012»

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 13/04/2012 | 20:24 | Lu: 17306 fois