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Coupures d'électricité, l'Ariège reste plutôt branchée

© midinews - G.Sanders

C’est une carte pleine de couleurs différentes que présente l’association UFC Que choisir pour compléter ses propres commentaires et que l’on peut retrouver sur son site internet.

Une carte établie pour l’année 2012 (pour ce qui concerne la dernière radiographie de l’association sur ce thème datée de ce mois de mars) dont la graduation de couleurs indique le temps de coupure d’électricité supportée par chaque département. Celle-ci s’établit à partir des données recueillies pour l’ensemble des fournisseurs d’électricité, y compris bien sûr l’opérateur historique, ERDF.

Une réflexion qui prend pour cadre le débat actuel sur la qualité d’alimentation en électricité des Français au sein de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et du Conseil national du débat sur la transition énergétique.

On y apprend ainsi que la Haute-Loire, le Tarn et Garonne et l’Ardèche avec respectivement 189, 195 et 242 minutes de coupures par an sont les plus mal lotis. Tandis révèle l’étude qu’à Paris le temps de coupure n’est en moyenne que de 23 minutes. De réelles disparités entre les territoires et départements qui sont une fois n’est pas coutume, serait-on tenté de dire, à l’avantage de l’Ariège qui ne supporte de son côté qu’entre 30 à 59 minutes de coupures par an, soit une amélioration par rapport à la dernière période d’étude.

De manière générale la situation s’avère satisfaisante pour l’ensemble de la région où l’on constate que la Haute-Garonne se situe quant à elle dans la tranche de 60 et 89 minutes de coupures par an. Alors que pour ce qui est de l’évolution au plan national l’association dénonce la piètre qualité du réseau électrique puisque le temps moyen de coupure s’est dégradé passant de 75 min en 2012 à 97 min en 2013.Des progrès restent encore à faire au bénéfice du consommateurL’étude est aussi l’occasion pour l’association de défense des intérêts des consommateurs de dénoncer le manque d’investissement sur l’ensemble du réseau pour en assurer la modernisation et la qualité d’alimentation.

Des investissements à hauteur de mois d’un milliard sont programmés alors que selon l’UFC la Cour des Comptes elle-même estime qu’il faudrait plus de deux milliards d’euros sur l’ensemble du territoire français d’ici 2020.

Un chiffre astronomique qui ne manque pas de surprendre l’association qui fait état des 1,9 milliard d’euros déjà payés par le consommateur au titre de la taxe sur la consommation finale d’électricité, collectée par les communes, mais pas forcément affectée au réseau électrique.

Enfin l’association se félicite de la refonte du système de dédommagement de ce qu’elle considère être un préjudice pour les consommateurs même si cela reste insuffisant. Pour rappel depuis janvier dernier, l’indemnisation des consommateurs en cas de coupures de plus de 6h a été multipliée par 10 et passe ainsi de 0.86€ht à plus de 8.6€ht. Mais pour l’association cette indemnisation reste déconnectée de la réalité du préjudice subi par les consommateurs estimé à 140€ (au-delà de 6 heures) par Réseau de Transport d’Electricité (RTE).

Enfin sur ce plan la France fait moins bien que ces principaux voisins où les niveaux de compensation après 12 heures de coupure peuvent grimper jusqu’à 75€ pour les Norvégiens ou 90€ pour les Suédois. Reste aussi à l’ensemble des fournisseurs à respecter cette nouvelle donne et mieux informer le bénéficiaire du service. Là aussi l’UFC Que Choisir dénonce le manque d’informations des opérateurs qui ne mentionnent pas clairement ces avancées en termes d’indemnisations dans leurs conditions en vigueur.

D’où l’importance de ne pas subir trop de coupures et de se réjouir de la bonne place de ce point de vue dont bénéficie l’Ariège, même si globalement des progrès restent à faire.

Sylvain Sastre | 18/03/2014 - 18:25 | Lu: 17087 fois