Semaine de l'Industrie: Aubert&Duval leader de la métallurgie de pointe ouvre grand ses portes à Pamiers
La semaine de l’Industrie a lieu jusqu’au 13 avril.
Son objectif est de renforcer l’attractivité du secteur de l’industrie et de ses métiers, particulièrement auprès des jeunes et des demandeurs d’emploi, grâce aux événements organisés sur tout le territoire dans les entreprises, les associations, les chambres consulaires, les rectorats, les établissements d’enseignement, les centres de formation, les organisations syndicales et professionnelles…
L’industrie n’attire pas suffisamment les jeunesLes résultats d’un sondage national commandé dans le cadre de la semaine de l’industrie (sondage OpinionWay pour France info/Arts et Métiers Paris) souligne l’urgence de revaloriser cette filière car aujourd’hui seulement un lycéen sur deux en filière scientifique ou technologique aimerait travailler dans l’industrie.
Pour les autres l’image de l’industrie est synonyme de chômage (17%), délocalisation (12%), pollution (28%). Paradoxalement quand on sonde les lycéens sur ce que représente l’industrie, ils ont une vision assez innovante puisque 82% l’associent au progrès technologique et à l’innovation.
Il y a souvent un décalage entre ce que ces jeunes apprennent dans leurs livres d’histoire, ce qu’ils voient dans les médias et l’influence que peut avoir leur milieu social.
A travers ce sondage riche en enseignements, 38% ont confiance dans les filières industrielles et 91% dans les filières technologiques. Du côté des métiers, c’est celui d’ingénieur qui rafle la mise (64%) bien devant celui de chercheur (28%). Au final parmi les leviers permettant de changer la perception qu’ont les jeunes de l’industrie, la question de la réforme de l’enseignement supérieur revient régulièrement sur le devant de la scène en prenant compte des attentes du public des lycéens et des entreprises susceptibles de les embaucher
Opération séduction chez Aubet&Duval à PamiersParmi les partenaires de cette 4ème édition de la semaine de l’industrie, un des fleurons des entreprises ariégeoises, l’usine Aubert&Duval de Pamiers qui fêtera en 2017 ses deux cent ans.
Aujourd’hui cette filiale du groupe minier et métallurgique français Eramet conçoit des solutions métallurgiques de pointe sous forme de pièces ou de produits pour les projets des industries les plus exigeantes comme l’aéronautique (pièces pour l’A 380, éléments de structure, de moteur d’avions, etc…) ou l’énergie (disques de turbines) avec une spécialité pour l’usine ariégeoise, la transformation d’aciers spéciaux et de pièces en titane.
Samuel Le Goff, le DRH de l’usine ariégeoise, accueillait ce matin la classe de terminale «S» option «Science de l’Ingénieur» du lycée du Castella afin de présenter à ces jeunes gens cette activité et mieux cerner les métiers qui y sont rattachés.
Visite au pas de course et ciblée (le site représente à lui seul 23 hectares) pour ce petit groupe sous les explications de Valérie Cohadon, responsable de la communication. L’attention des lycéens a été particulièrement attirée par la presse de 40 000 tonnes installée depuis 2007: «C’est un ensemble industriel réalisant des disques pour moteurs d’avions en partant d’un lopin (une grosse barre). Nous allons voir le process, le traitement thermique, l’usinage mais en amont il y a tout un travail de conception du produit en relation avec nos clients et de programmation»
Autant d’étapes qui nécessitent une formation spécifique a précisé M. le Goff en indiquant que l’industrie est un secteur qui embauche.
«Des emplois dans la maintenance, la production, l’usinage et la recherches en laboratoire (nous avons ici un bureau d’étude). Aujourd’hui nous avons des demandes non satisfaites, notamment dans les métiers de contrôle et il y a de l’avenir dans les métiers émergeants autour de la qualité et les métiers de la chaine logistique notamment là où il faut gérer les flux du produit car quand on vend une pièce à 500 000€ (prix d’un disque de turbine), il est indispensable de réduire au maximum les BFR (besoin en fond de roulement)… il y a un bel avenir dans l’industrie»
Une visite instructive et des arguments qui auront permis à ne pas en douter à ces lycéens d’affiner leur orientation post-bac.
«Les résultats sont bons mais je reproche à tous ces jeunes de ne pas avoir assez d’ambition dans leurs études regrette Didier Ferrer proviseur de l’établissement. On assiste à des choix de proximité (ils préfèrent partir en IUT à Toulouse) alors qu’avec leurs résultats et leurs capacités, certains pourraient envisager sans problème des écoles d’ingénieurs ou des école préparatoires»
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