Cap Couserans: le développement durable au plus près des entreprises et des territoires
«On essaie de mettre en place des actions très concrètes comme par exemple le tri des déchets, le co-voiturage mais aussi presque des choses plus philosophiques liées au fait que nous sommes une coopérative et donc la participation des salariés aux décisions de l’entreprises ou encore la répartition des bénéfices…»
Comme Rob Day cogérant de «La Tournée du Coq», scop du bâtiment née en Ariège qui a essaimé depuis du côté de la Haute-Garonne, nombreux sont les chefs d’entreprises venus témoigner ou plus simplement écouter leurs pairs lors de cette matinée d’échanges organisée à Cap Couserans, à Saint-Lizier, sur le thème du développement durable et plus précisément de la responsabilité sociétale des entreprises, encore appelée RSE.
«Les entreprises font beaucoup de la poésie sans le savoir, explique encore Rob dans un français parfait où pointe encore l’accent anglais, des démarches de progrès sans le savoir. La démarche sanctionnée par une certification et une évaluation c’est lourd pour de petites entreprises (…) pourtant beaucoup ont des démarches d’exemplarité, c’est quelques chose qui est rentré dans les mœurs»
S’il avait ce constat à faire «c’est qu’il n’y a peut-être pas assez de différenciation entre les TPE-PME et les grandes entreprises au niveau de l’évaluation et de la certification» Un appel à la simplification des démarches au moins pour les TPE et PME, car beaucoup sont déjà exemplaires.
Avec lui d’autres chefs d’entreprises témoignent que ce type de démarche est accessible à tous et que souvent peu suffit, au moins la volonté. Des démarches ancrées dans leur temps et que la Chambre des Métiers, dont Jeanne-Marie Jugie - chargé de mission économique - représente, s’efforce aussi de soutenir et déployer chez ses ressortissants.
«La chambre de métiers de l’Ariège propose pour amener les petites entreprises à prendre conscience qu’elles peuvent accéder elles aussi à un système de management environnemental un accompagnement pour obtenir la marque Envol» Comme pour les grandes, cette marque délivrée par l’AFNOR, correspond à un premier niveau de labellisation qui permet de faire valoir «l’engagement de l’entreprise en matière de management environnemental»
C’est un domaine qui manque encore de visibilitéPour autant la Chargée de mission le reconnait «c’est d’abord une prise de conscience du chef d’entreprise qui décide de travailler autrement et parce qu’il a des valeurs propres en matière de respect de l’environnement. Ce peut-être aussi une nécessité d’obtenir une telle reconnaissance pour pouvoir répondre à des appels d’offres auprès des institutions…»
Une conférence riche pour appréhender ces produits et services du quotidien qui s’inscrivent dans une optique de développement durable et pose aussi la question, voire interpelle chacun, sur sa capacité, sa propre volonté, à consommer autrement. Car c’est souvent, avant d’être une question de temps voire d’argent, une question de choix.
«Nous voulions organiser un moment en Couserans dans le cadre de cette semaine sur le développement durable déclinée au niveau national. En Couserans il y a peu de visibilité de ce qui se fait à ce niveau alors on a voulu mettre en lumière les acteurs qui s’impliquent et s’inscrivent dans une consommation responsable»
Un domaine que Marianne Charles connait bien puisque hébergée dans la pépinière de Cap Couserans, site licérois d’Ariège expansion, elle intervient comme consultante formatrice spécialisée en responsabilité sociétale des entreprises au cœur de démarches concrètes et pragmatiques de développement durable à l’intérieur des entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises.
Pour la spécialiste «c’est une démarche dans laquelle les petits pas comptent autant que les grands même si le problème du temps reste souvent prégnant. En Couserans, et plus largement en Ariège, on a quand même un certain nombre d’entreprises ainsi que des scop, qui se sont lancées dans des démarches RSE. Les initiatives privées, même chez les petites entreprises ne manquent donc pas, encourage Marianne Charles, mais également chez les acteurs territoriaux qui permettent de coordonner et émuler ce type d’initiatives…»
Une matinée d’échanges entre acteurs institutionnels mais aussi privés qui démontre que de telles initiatives restent à portée de tous… avec un peu de volonté.
Et, comme le confirme l’adage répandu dans les milieux impliqués, bien souvent les petites initiatives comptent tout autant que les grandes.
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