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Elections Européennes: Michèle Alliot-Marie fait son marché à Pamiers

© midinews 2014

Les allées du marché hebdomadaire sont décidément très prisées.

Après les visites assidues des candidats aux élections municipales, nettement plus discrets désormais, les fidèles des étals appaméens croisent cette fois les aspirants au Parlement européen.

En ce premier samedi de mai, Michèle Alliot-Marie faisait ainsi son marché place de la République, la bien nommée. La tête de liste UMP pour le Grand-Sud-Ouest était notamment accompagnée de son colistier ariégeois Jean-Pierre Villespy et du président départemental du mouvement, Philippe Calléja.

Avec un discours résolument pro-européen, l’ancienne ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy est venue porter la bonne parole pour une «Europe plus forte» dans le concert mondial, une Europe susceptible de permettre à la France d’assurer son rayonnement.

«J’aime la France, clame Michèle Alliot-Marie. Je sais cependant que dans le monde actuel, la France seule n’est pas en mesure de résister à la concurrence de pays qui comptent plusieurs centaines de millions d’habitants. Nous avons besoin de nous adosser un ensemble plus vaste, à cette Europe de quelque 500 millions d’habitants»
L’Europe ne fonctionne pas de manière suffisamment efficaceUn ensemble qui, reconnaît-elle, peine aujourd’hui à mobiliser les Européens. «L’Europe ne fonctionne pas de manière suffisamment efficace, c’est certain», constate-t-elle.

«Il faut agir pour mettre en avant des règles de bon sens comme celle de la réciprocité. Quand un produit est vendu sur le territoire européen, il faut qu’il respecte les mêmes normes que celles imposées aux entreprises européennes. C’est vrai dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche…

Nous devons exiger aussi cette réciprocité quand des entreprises étrangères viennent travailler sur notre territoire. L’ouverture de notre marché doit être équilibrée par une ouverture équivalente sur les propres marchés d’origine de ces société
»

Celle qui fut également en charge du portefeuille régalien de la Défense au sein du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, n’oublie pas que la thématique de la sécurité est un refrain entonné avec entrain dans les rangs des partis dits populistes. Elle n’abandonne donc pas le terrain.

«Pour la sécurité, je constate que la défense européenne a aujourd’hui reculé. Nous avons besoin d’une défense pour protéger le territoire d’attaques terroristes ou de toute autre menace. Nous avons aussi besoin d’une défense quand des Européens sont en vacances ou travaillent à l’étranger.

Dans cette même logique, nous devons avoir des frontières qui soient bien garanties. Les mécanismes existent mais ils n’ont pas été suffisamment développés
»

En sillonnant la circonscription du Grand Sud Ouest, Michèle Alliot-Marie fait campagne pour l’Europe mais également sur son nom. Un nom et un parcours politique sur lesquels elle souhaite capitaliser.

«De nombreuses choses sont possibles pour le bien de l’Europe dès lors que l’on en connaît le fonctionnement, dès lors aussi que l’on dispose d’une certaine autorité reconnue au niveau du Parlement européen»

«Et moi, j’en dispose», aurait-elle pu ajouter.

CP | 05/05/2014 - 19:38 | Lu: 28197 fois

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