Ce jeudi, Louis Marette, maire de Mazère, inaugurait les nouveaux locaux de la régie municipale d’électricité aux côtés de René Massat, président du syndicat départemental des collectivités électrifiées de l’Ariège (SDCEA), Philippe Ruffat, directeur de la Régie municipale, Désiré Amardeilh, ancien directeur de la régie et de nombreuses personnalités de la vie mazérienne.
Un projet de 170 000 € mené par l’architecte Christophe Pelous visant à agrandir les locaux techniques, témoignant la vitalité de cette régie municipale créée en 1927 pour la production d’énergie électrique et la gestion du réseau.
Un réseau qui fournit actuellement 2100 clients
Dans son discours, Philippe Ruffat a précisé les enjeux d’un tel outil sur la commune: 75 km de réseau basse tension dont 20 en souterrain, 80 km de réseau HTA dont 19 en souterrain, 74 postes (transformateurs), 7 salariés dont 5 dédiés au service technique, disponibles 24h/24, une centrale thermique dispatchable, une centrale hydraulique sur l’Hers dotée de 3 turbines de 230 Kwh pour satisfaire les besoins d’éclairage public de la ville.
Parallèlement à l’inauguration de ces nouveaux locaux fonctionnels, la régie municipale s’est dotée d’une nouvelle nacelle télescopique de 17 m montée sur un camion de 12 tonnes.
Le directeur de la régie a précisé qu’il s’agissait d’une nacelle de construction française, «écologique» puisqu’elle se déplace grâce à l’énergie électrique, dotée d’un convertisseur de tension de 220 volts en sortie, des capteurs de sécurité, un bac de stockage, de l’air comprimé embarqué pour nettoyer les lanternes des éclairages publics.
Un investissement de 125 000 € nécessaire car il engage l’avenir et répond aux exigences du service public
Louis Marette a rappelé son attachement à la régie municipale de sa ville: «en 1977 quand je suis arrivé à la Mairie en tant qu’adjoint, j’avais la responsabilité de la Régie municipale d’électricité... c’est la première mission que l’on m’a confiée. Elle occupait l’aile ouest de la Mairie avant de déménager à l’Hôtel d’Ardouin.
En 1987 Désiré Amardeilh en est devenu directeur, il lui a apporté beaucoup pendant six ans. En 1993 il lance la centrale EJP, une bénédiction pour les finances de la ville (elle nous aide aujourd’hui à payer cette nouvelle nacelle!). Il a fallu attendre 2010 pour lancer cette tranche de travaux et je suis heureux d’en voir l’aboutissement»
Le maire de Mazère a précisé que «les régies sont un vestige de la loi de 1946 qui nous ont fait échapper de la tutelle d’EDF et à la nationalisation. Depuis, les régies municipales résistent à toutes tentatives de récupération et même à l’Europe et à son hégémonie en matière d’énergie. C’est un outil fondamental de proximité et de qualité.
Soyons conscients de la chance d’avoir un tel outil et un syndicat départemental pour son appui technique et financier, il vient de nous doter de 35 000 € de subventions supplémentaires pour le nouveau complexe sportif»
René Massat a évoqué la grande amitié qui le liait à Louis Marette depuis le collège de Pamiers et s’est dit «surpris de voir la qualité du service public rendu ici aux citoyens […]
Les régies ont été sauvées quand on a constitué un groupement des régies de l’Ariège, ceci afin de pouvoir discuter avec ERDF et d’obtenir plus facilement des choses des pouvoirs publics. Elles représentent en Ariège 12% de la population mais Il faut se battre pour les maintenir»
Après les discours officiels, la soirée s’est terminée par le traditionnel verre de l’amitié.
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