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Montferrier: la déconstruction de la SAB en discussion

© midinews 2015

« Point noir et stigmate », la SAB de Montferrier pourrait faire l’objet d’une déconstruction. En lieu et place, pourrait se construire une centrale hydroélectrique, en sus d’aménagements urbains.
Un projet de requalification d’une friche industrielle en zone urbaine
Enjeu patrimonial et économique, le traitement des friches pose la question de la redynamisation d’espaces en déshérence.

Proche de la station de ski des Monts d’Olmes et de la future réserve régionale de Montségur, l’ensemble industriel SAB de Montferrier représente «un impact visuel négatif».

La communauté de communes du Pays d’Olmes entend requalifier les entrées du village et travailler sur la résorption des friches industrielles a expliqué Gérald Sgobbo président de la CCPO. «Le Pays d’Olmes comprend 14 ouvrages d’origine industrielle.

Trois posent problème: la SAB, la Sotap-Carol et un autre appartenant au Conseil départemental
» a-t-il poursuivi. «Nous souhaitons réaliser des aménagements urbains, améliorer sur le site SAB l’accessibilité aux sites touristiques».

Responsable du service économie de la Communauté de communes, Stéphane Sanchez est revenu sur le projet de requalification de la SAB en zone urbaine.
«L’ambition liée au tourisme»: une stratégie pour le devenir de ce site
Le site de la SAB s'étend sur un hectare et demi de terrain et comprend 8000 m2 de bâti sur deux niveaux.

En requalifiant cette ancienne friche industrielle en zone urbaine, le projet prévoit d’autres accueils: touristiques, culturels et un parking, «afin de réduire l’impact des flux d’automobiles en zone de montagne».

Le montage opérationnel passerait par un opérateur privé qui pourrait réaliser une centrale hydroélectrique, après validation de la police de l’eau, de la DDT et de l’agence de l’eau.

Concernant le montage financier, il s’élève à 1M540.000 €. 30.000 € pour l’acquisition, 1M300.000 € pour la construction de la centrale et 200.000 € pour le démantèlement qui reviendrait à la CCPO (hors subventions).

La CCPO finaliserait donc la déconstruction totale du site et créerait une aire de covoiturage, de mobilité durable avec la mise en place de navettes durant la haute saison. Il s’agit pour le président de «trouver les meilleures solutions afin de changer la configuration du territoire». Gérald Sgobbo et Stéphane Sanchez parlant «d’ambition liée au tourisme».

Si les élus communautaires trouvent le « projet alléchant », nombre d’entre eux se sont élevés contre le fait «d’injecter de l’argent en lieu et place des industriels qui ont abandonné ces sites».

Dans l’immédiat, «rien n’est figé, il s’agit d’une orientation» a indiqué Gérald Sgobbo, soulignant: «a nous d’être le plus imaginatifs afin de bénéficier d’un maximum d’aides».

En phase avec l’air du temps, ce projet de requalification d’une friche industrielle en zone urbaine pourrait s’inscrire dans le développement durable.

NR | 20/07/2015 - 19:30 | Lu: 20990 fois