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Lettre ouverte à Fabrice Drouelle

Je vous écoutais jeudi 21 matin donner vos infos sur France Inter et notamment la relation de l'accident de Woippy.

Bien sûr que le vol d'un scooter ne justifie pas la vie d'un homme de 20 ans.

Mais ce qui est vrai dans l'absolu ne peut pas être présenté par vous hors de son contexte.

Vous avez dit en substance, la thèse des policiers et du procureur est qu'il n'y a eu aucun contact entre le véhicule de police et le scooter, mais les jeunes du quartier où habitent les trois accidentés ne croient pas à cette thèse et vous êtes allé les interviewer!

Bien sûr ils nous expliquent que la police les harcèle, qu'elle connaissait les jeunes en cause, qu'elle aurait pu les arrêter plus tard etc.

Cher Fabrice Drouelle, faites de l'information, pas de la manipulation. Laisser dire -sans commentaire de votre part- que la police ne devrait pas poursuivre le flagrant délit et aller arrêter les jeunes plus tard est irresponsable.

Dans ce cas il n'y aurait pas de flagrant délit et donc pas de motif pour les arrêter. Là pour le coup ce serait du harcèlement.

Faudrait-il que la police laisse filer les voleurs de scooters ou de voitures, parce que en cas d'accident de ceux qui sont en fuite il peut y avoir mort d'homme?

C'est insupportable pour les propriétaires des scooters ou des voitures qui eux les ont payés, s'en servent probablement pour travailler et sont donc spoliés par les voleurs.

Quand pensez vous choisir vos commentaires en vous plaçant du bon côté plutôt que systématiquement contre la police?

Quelle est cette manie de confondre le criminel avec un opprimé? Décidément «il y a quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark» (William Shakespeare: Hamlet)

Par email, Claude Cambus
25/01/2010 - 20:30 | Lu: 35517 fois