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Pourquoi le déclin de nos musiques en Ariège et quelles solutions?

Loin d'une nostalgie idyllique du passé ou d'un quelconque pessimisme excessif du présent, ce constat plus qu'évident est la triste et consternante réalité de nos jours:

1 - Depuis bon nombre d'années plus aucun festival départemental!

2 - Les 3 stages départementaux ont bien du mal à rassembler une centaine de jeunes contre plus de 400 voici pas mal d'années; d'où la chute très préjudiciable des effectifs de nos Harmonies et de leurs productions sans parler du niveau des programmes!
3 - Malgré plus de 3 millions d'euros investis par le Conseil Général depuis 1984, le résultat est inversement proportionnel à la somme engagée.

Pourquoi?

A cause des erreurs tant du côté politique que musical:

Les élus, faute d'éducation musicale comme la plupart des français, suivent les décisions des instances nationales en ne percevant de notre système local que ce que certains lèche-bottes veulent bien leur dire à des fins bien plus personnelles que musicales.

Tout a commencé en juin 1984 (en pleine marche ascentionnelle de notre Fédération) par la nomination d'un délégué départemental à la musique (C. Emptaz), remplacé en juillet 1985 par un autre (Gilles Ehrman) qui ouvrira les portes les années suivantes à un directeur (Didier Denis) d'une Ecole Départementale de Musique qui ne verra jamais le jour, puisque son projet tombera à l'eau en 1994. 

Malgré ce cuisant et très coûteux échec, le Conseil Général décide, avec la complicité de quelques enseignants-musiciens, de créer la même année l'Ensemble instrumental de l'Ariège.

Cette formation, d'appellation aussi fantaisiste qu'approximative (existe-t-il un ensemble d'instruments qui ne soit pas un ensemble instrumental?!....) et très mensongère (80% des musiciens sont d'origine extérieure au département), nous coûte depuis 18 ans une moyenne de 55.000 Euros annuels  (75.000 Euros aujourd'hui) et ne sert strictement à rien.

L'erreur du monde musical, en manque de discernement et d'intégrité, est de se coucher devant des décisions payées par tous les ariégeois contre l'intérêt général de leurs enfants, de nos musiques et donc du public.

Alors que faire?

Lorsqu'on s'est trompé de route, mieux vaut faire demi-tour plutôt que de s'éloigner du but fixé au départ; à moins qu'on ne se complaise dans l'errance et surtout dans l'erreur.

La marche à suivre est donnée par l'article 1 des statuts de l'Union des Sociétés Musicales de l'Ariège créée en 1961 ainsi que par le regretté Jean Ibanes , Député-Maire de St Girons, dans son plan d'aménagement et d'expansion économique de l'Ariège en 1983:

«On ne voit pas que l'identité culturelle de la population ariégeoise puisse être pleinement perçue et exprimée si le patrimoine historique sur lequel elle est établie n'est pas précieusement conservé»

Le débat est ouvert

Par email, Michel Lacombe

01/03/2011 - 20:20 | Lu: 18749 fois