accueil  |  ariège   |  france

Le mensonge Anti-Nucléaire!

Que des gens non informés aient des opinions anti nucléaires, ça s’explique.

Il y a eu les bombes du Japon et il y a eu Tchernobyl.

Deux événements qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre mais dont le seul nom seul déclenche des peurs.

En revanche, vous n’entendrez jamais parler de Three Mile Island, accident qui a eu lieu en 1979 soit 7 ans avant Tchernobyl et dont on retient que:

«Des années d’études sur cet accident ont permis de découvrir qu’au final:

50% du cœur avait fondu, 20% avaient coulé au fond de la cuve, qui a pourtant résisté!

À côté de cet enchaînement de défaillances mécaniques, d’erreurs humaines et de défauts de conception, il faut aussi retenir que malgré la gravité extrême de l’accident, l’enceinte de confinement étant restée intègre, le relâchement de produits radioactifs dans l’environnement est resté faible»

Donc un accident majeur, sur une centrale de type plus proche de celles exploitées en France que de celle de Tchernobyl, n’a eu que des conséquences économiques (perte d’installation) et aucune conséquence environnementale ou sanitaire.

Actuellement, tout le banc et l’arrière banc anti nucléaire est sorti pour médiatiser le train qui ramène en Allemagne des produits radioactifs qui appartiennent à ce pays voisin.

Que n’entend-on pas sur nos médias!

Les porte-paroles de Greenpeace ou du Réseau sortir du nucléaire vous assènent qu’ils ont fait des mesures au passage du train et qu’ils ont constaté une radioactivité quatre fois supérieure à la normale pendant quarante secondes…

De quoi vous faire très peur…

Sauf que, à la moindre foulure si vous allez passer une radio de n’importe quelle partie du corps, c’est plus de 1000 fois la radioactivité normale que vous prendrez et vous l’acceptez parce que c’est pour vous guérir!

Ces individus qui profitent de ce transport pour médiatiser leur idéologie racontent n’importe quoi et malheureusement certains médias reprennent in extenso ces âneries.

Exemple: le convoi est dangereux pour les cheminots, pour les policiers, pour les riverains parce qu’il transporte l’équivalent de deux Tchernobyl.

Mis à part le fait que ça ne veuille rien dire (on n’a pas de mesure de ce qu’est un Tchernobyl, c’est peut être une unité de peur mais pas une grandeur physique!), s’il y avait le moindre danger, pourquoi ces activistes ralentissent-ils le train au lieu de le laisser arriver le plus vite possible vers l’endroit de stockage de ces déchets ?

Si c’est si dangereux que ça, pourquoi les écologistes français veulent-ils l’empêcher de sortir du pays?

Au contraire ils devraient se féliciter que les Allemands gèrent leur propre nucléaire comme la France gère le sien!

Enfin ils ont une fois encore amené des jeunes gens à se laisser enchaîner sur les voies pour bloquer le train.

Est-ce que la mort de Sébastien Briat le 7 novembre 2004 ne leur suffit pas?

Ce jeune homme avait cru à la parole de ces lobbyistes antinucléaires et s’était laissé enchaîner à un endroit où le mécanicien du train ne pouvait pas l’éviter.

Et pourquoi?

Pour des impostures intellectuelles, des mensonges!

J’ai entendu un porte-parole de ces réseaux expliquer que les dirigeants politiques qui aujourd’hui n’appliquaient pas les engagements de sortie du nucléaire (Allemagne, Suède) étaient insuffisamment informés et ne savaient pas qu’on pouvait se passer de cette énergie!

Qu’il existait des solutions alternatives!

Pourtant Angela Merkel a dans sont pays 17.000 éoliennes ; si ça pouvait remplacer le nucléaire, elle serait la mieux placée pour le savoir…

Les Espagnols en ont 10.000 et pendant qu’ils les ont installées, la production de gaz à effet de serre de l’Espagne a augmenté de 40 %…

Alors il faut arrêter de mentir aux gens.

J’ai été le rapporteur d’un avis du Comité économique et social européen en février 2004 qui a clairement démontré que l’Europe ne pouvait pas respecter les objectifs de Kyoto si elle abandonnait son énergie nucléaire.

Les chiffres ont ce qu’ils sont: la production nucléaire d’électricité économise en CO² l’équivalent de la production de toutes les voitures individuelles des Européens.

Vous imaginez qu’on peut demain dire:

OK on arrête le nucléaire et il n’y a qu’à supprimer les voitures pour que le bilan soit neutre… De qui se moque-t-on?

Le réseau sortir du nucléaire dit que le nucléaire français a été imposé sans débat démocratique ; c’est faux!

En 1974, quand les options ont été prises (les militants du réseau étaient peut être nés pour certains…), le Gouvernement a consulté le Parlement, et s’il est vrai que peu de députés s’intéressaient alors à la question à qui la faute?

S’agissant de démocratie, le réseau Sortir du nucléaire n’est pas un exemple!

Allez consulter ses statuts sur Internet, vous serez surpris…

C’est une association loi de 1901 qui n’a pas de bureau exécutif, simplement des porte-paroles désignés par le CA…

Pour être membre individuel de ce réseau, il faut faire un don mais vous n’aurez aucune voix dans les prises de décisions!

Seules les associations (875) peuvent voter avec une voix par association dont on sait qu’elle peut avoir simplement 3 membres (loi de 10901…).

Ainsi quelque 2000 personnes sur 60 millions de Français s’arrogent le droit de dire où est le bien et où est le mal pour l’ensemble du pays.

Ce n’est pas l’idée que je me fais de la démocratie…

Par email, Claude Cambus, ancien conseiller économique et social

09/11/2010 - 20:07 | Lu: 22194 fois