Prévention sanitaire... une triste réalité
Cela se passe en Ariège en 2011...
Il était une fois sur le canton du Mas d'Azil, un foyer de tuberculose bovine était détecté.
Durant un an plusieurs troupeaux ont été abattus sans pour cela en connaître l'origine ni les risques réels de développement de l'épidémie.
Les services de l'état en charge de ce dossier appliquèrent avec zèle l'abattage total des troupeaux.
Certains agriculteurs ne s'y sont pas opposés et cela a renforcé leurs convictions.
Lorsqu'il s'agissait de troupeaux facilement remplaçables, personne ne s'est penché sur la question.
Par contre lorsqu'il a s'agit d'un troupeau de race locale avec des bêtes sélectionnées depuis plusieurs générations, médaillées et primées dans les plus grands salons agricoles y compris PARIS, la résistance a vu jour.
Les propriétaires se sont opposés pour un test positif sur un seul animal à l'abattage de leur troupeau en multipliant les recours mais en vain...
Ils ont même convenu d'autoriser à abattre une partie seulement de leurs bêtes.
Celles en contact direct avec l'animal contaminé.
Tous les recours possibles ont été utilisés mais face au principe de précaution que beaucoup ont mis en avant pour se couvrir au cas ou le troupeau est parti en direction de l'abattoir un beau matin de juillet.
60 bêtes, médaillées, dressées à l'attelage, génisses sélectionnées et veaux de quelques jours.
Tout cela pour que le lendemain de ce triste jour, les services vétérinaires confirment que toutes les bêtes étaient saines et donc tuées pour rien...
Alors vous les décideurs de tels actes si vous appliquiez les textes et directives avec plus d'humanité et de réalisme, vous auriez pu sauvegarder le patrimoine local et permettre de croire encore à quelques uns que l'agriculture respectueuse des animaux d'élevage nourris avec des fourrages naturels vaut bien mieux que les élevages en batterie engraissés aux farines animales...
L'abattage sélectif pratiqué dans d'autres contrées aurait permis de continuer à développer une agriculture respectueuse de l'environnement avec des hommes fiers de leur métier.
Par email, Philippe Rieu, Agriculteur
Il était une fois sur le canton du Mas d'Azil, un foyer de tuberculose bovine était détecté.
Durant un an plusieurs troupeaux ont été abattus sans pour cela en connaître l'origine ni les risques réels de développement de l'épidémie.
Les services de l'état en charge de ce dossier appliquèrent avec zèle l'abattage total des troupeaux.
Certains agriculteurs ne s'y sont pas opposés et cela a renforcé leurs convictions.
Lorsqu'il s'agissait de troupeaux facilement remplaçables, personne ne s'est penché sur la question.
Par contre lorsqu'il a s'agit d'un troupeau de race locale avec des bêtes sélectionnées depuis plusieurs générations, médaillées et primées dans les plus grands salons agricoles y compris PARIS, la résistance a vu jour.
Les propriétaires se sont opposés pour un test positif sur un seul animal à l'abattage de leur troupeau en multipliant les recours mais en vain...
Ils ont même convenu d'autoriser à abattre une partie seulement de leurs bêtes.
Celles en contact direct avec l'animal contaminé.
Tous les recours possibles ont été utilisés mais face au principe de précaution que beaucoup ont mis en avant pour se couvrir au cas ou le troupeau est parti en direction de l'abattoir un beau matin de juillet.
60 bêtes, médaillées, dressées à l'attelage, génisses sélectionnées et veaux de quelques jours.
Tout cela pour que le lendemain de ce triste jour, les services vétérinaires confirment que toutes les bêtes étaient saines et donc tuées pour rien...
Alors vous les décideurs de tels actes si vous appliquiez les textes et directives avec plus d'humanité et de réalisme, vous auriez pu sauvegarder le patrimoine local et permettre de croire encore à quelques uns que l'agriculture respectueuse des animaux d'élevage nourris avec des fourrages naturels vaut bien mieux que les élevages en batterie engraissés aux farines animales...
L'abattage sélectif pratiqué dans d'autres contrées aurait permis de continuer à développer une agriculture respectueuse de l'environnement avec des hommes fiers de leur métier.
Par email, Philippe Rieu, Agriculteur
ariège
courrier des lecteurs
05/09/2011 - 18:52 | Lu: 14512 fois
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