Il faudrait changer beaucoup de choses
Je voudrais ajouter à l'analyse de Marc Colombani (refuser tina moi aussi sans être pour autant tata) que tout ce qui nous arrive vient de l'inversion des valeurs entre la fin et les moyens.
La plus value financière est devenue une fin en soi comme le bénéfice (l'EBITDA diraient quelques «initiés» au sens RV Pilhes dans l'Imprécateur) des entreprises alors que la finalité de l'économie aurait du rester l'amélioration du bien être par une croissance et un développement du confort durables.
Mais voila, la financiarisation à outrance loin d'être dénoncée comme inversion des valeurs a trouvé ses chantres dans l'école dite de Chicago à la fin des années 60 avec pour regrettable apothéose le prix Nobel d'économie à Milton Friedman.
Comme la finance libérée et dématérialisée se déplace d'un pole à l'autre du monde à la vitesse de la lumière on en a déduit que l'économie devait être mondialisée (globalisée).
Au passage on a mondialisé la théorie des avantages comparatifs de Ricardo et last but not least on a placé les salaires des travailleurs dans les avantages comparatifs!
Ainsi on trouve normal ou tina que notre textile ait fermé et que nous achetions aujourd'hui (par exemple) des chemises dont les boutons sont trop épais pour passer dans les boutonnières, ou le col perd un cm au premier lavage... qui viennent de l'autre bout du monde. Et c'est pour tout pareil.
On a oublié la leçon de l'après guerre de 39-45. Les fameuses trente glorieuses qui sont les trente années de forte croissance dans les pays de l'Europe ont été des années de reconstruction, d'équipement des ménages en logements, automobiles, électroménager... pendant lesquelles nos entreprises produisaient essentiellement sur le marché national.
Chaque pays ayant les siennes (Electrolux, Brandt, Bosch, Zanussi, Kenwood, pour l'électroménager, Renault-Peugeot-Simca-Citroën, Volkswagen, Fiat, Rover, Opel, DAF, Saab, pour les voitures, etc.)...
Et maintenant, oubliant comment la plus grande croissance que nous n'ayons jamais eue a été tirée par nos marchés intérieurs respectifs, nous croyons (parce qu'on nous le vend) que la croissance pourrait venir des échanges mondiaux! Quelle imposture.
Maurice Allais prix Nobel lui aussi, a une excellente formule: la mondialisation actuelle enrichit les riches des pays pauvres et appauvrit les pauvres des pays riches.
C'est exactement ce qui nous arrive et ce qui entraîne la cohorte sans cesse croissante de chômeurs, de nouveaux pauvres, de clients des restos du coeur.
Il y a eu une tentative de conceptualisation de la régulation de l'économie, propos ressurgi de la bouche de nos dirigeants politiques au plus fort de la crise financière récente.
Elle a été menée par François Perroux au Collège de France, René Passet (l'économique et le vivant) s'appuyant sur des convergences avec la sociologie de Edgar Morin, Joël de Rosnay... C'était après mai 68, après cette grande remise en cause des systèmes établis.
Mais entre le monde de la finance et le monde de l'intelligence (les deux ne sont pourtant pas antinomiques) c'est le premier qui a envahi (et pollué) le monde avec l'école de Chicago, Reagan, Thatcher...
Bien sûr qu'il faut sortir d'un système dont on voit qu'il ne conduit nulle part, mais la seule chose qui est réellement mondialisée aujourd'hui c'est l'interdépendance des choix et des décisions.
Il faudrait que le Conseil économique et social des Nations Unies explique et fasse accepter de nouvelles règles d'action par l'ensemble des États!
Quand on voit que sur le seul problème de l'environnement il n'a pas été possible à Copenhague de se mettre d'accord, on voit la part de rêve et d'utopie à changer le monde dans le consensus...
Par email, Claude Cambus
La plus value financière est devenue une fin en soi comme le bénéfice (l'EBITDA diraient quelques «initiés» au sens RV Pilhes dans l'Imprécateur) des entreprises alors que la finalité de l'économie aurait du rester l'amélioration du bien être par une croissance et un développement du confort durables.
Mais voila, la financiarisation à outrance loin d'être dénoncée comme inversion des valeurs a trouvé ses chantres dans l'école dite de Chicago à la fin des années 60 avec pour regrettable apothéose le prix Nobel d'économie à Milton Friedman.
Comme la finance libérée et dématérialisée se déplace d'un pole à l'autre du monde à la vitesse de la lumière on en a déduit que l'économie devait être mondialisée (globalisée).
Au passage on a mondialisé la théorie des avantages comparatifs de Ricardo et last but not least on a placé les salaires des travailleurs dans les avantages comparatifs!
Ainsi on trouve normal ou tina que notre textile ait fermé et que nous achetions aujourd'hui (par exemple) des chemises dont les boutons sont trop épais pour passer dans les boutonnières, ou le col perd un cm au premier lavage... qui viennent de l'autre bout du monde. Et c'est pour tout pareil.
On a oublié la leçon de l'après guerre de 39-45. Les fameuses trente glorieuses qui sont les trente années de forte croissance dans les pays de l'Europe ont été des années de reconstruction, d'équipement des ménages en logements, automobiles, électroménager... pendant lesquelles nos entreprises produisaient essentiellement sur le marché national.
Chaque pays ayant les siennes (Electrolux, Brandt, Bosch, Zanussi, Kenwood, pour l'électroménager, Renault-Peugeot-Simca-Citroën, Volkswagen, Fiat, Rover, Opel, DAF, Saab, pour les voitures, etc.)...
Et maintenant, oubliant comment la plus grande croissance que nous n'ayons jamais eue a été tirée par nos marchés intérieurs respectifs, nous croyons (parce qu'on nous le vend) que la croissance pourrait venir des échanges mondiaux! Quelle imposture.
Maurice Allais prix Nobel lui aussi, a une excellente formule: la mondialisation actuelle enrichit les riches des pays pauvres et appauvrit les pauvres des pays riches.
C'est exactement ce qui nous arrive et ce qui entraîne la cohorte sans cesse croissante de chômeurs, de nouveaux pauvres, de clients des restos du coeur.
Il y a eu une tentative de conceptualisation de la régulation de l'économie, propos ressurgi de la bouche de nos dirigeants politiques au plus fort de la crise financière récente.
Elle a été menée par François Perroux au Collège de France, René Passet (l'économique et le vivant) s'appuyant sur des convergences avec la sociologie de Edgar Morin, Joël de Rosnay... C'était après mai 68, après cette grande remise en cause des systèmes établis.
Mais entre le monde de la finance et le monde de l'intelligence (les deux ne sont pourtant pas antinomiques) c'est le premier qui a envahi (et pollué) le monde avec l'école de Chicago, Reagan, Thatcher...
Bien sûr qu'il faut sortir d'un système dont on voit qu'il ne conduit nulle part, mais la seule chose qui est réellement mondialisée aujourd'hui c'est l'interdépendance des choix et des décisions.
Il faudrait que le Conseil économique et social des Nations Unies explique et fasse accepter de nouvelles règles d'action par l'ensemble des États!
Quand on voit que sur le seul problème de l'environnement il n'a pas été possible à Copenhague de se mettre d'accord, on voit la part de rêve et d'utopie à changer le monde dans le consensus...
Par email, Claude Cambus
ariège
courrier des lecteurs
22/03/2010 - 21:41 | Lu: 15061 fois
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