La musique: «Un langage Universel»

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Où que l’on se trouve, quelque part sur cette planète, un DO ou un LA, en majeur ou en mineur, seront entendus par tous comme tels! La musique est un liant qui unit les Femmes et les Hommes.
21 juin 1981, la musique s’invite dans la rue, décision du nouveau ministre de la culture, de cette année-là, Jack Lang. Ah! Les belles nuits d’été que nous avons passées, tout en faisant école auprès de bien d’autres Nations.
La musique a son jour de fête!Tout le monde peut jouer de la musique, sans aucune obligation, mais aussi sans aucune contrainte.
Sortir son «Electrophone» sur le trottoir pour faire écouter «aux autres, toute la musique que j’aime»! La partager ensemble, ou mieux la découvrir…
La chanteuse, accompagnée par un accordéoniste de rencontre, chante entre les blocs de béton des HLM de la ville… Comme le faisait la «Piaf», la «môme moineau»…
Certains ouvrent leurs boites d’instruments, là, sur le macadam, sortent le sax, la trompette, le banjo, ou l’harmonica et rejoignent ceux, qui arrivés les premiers, ont commencé une improvisation sur un thème, prennent la mesure, pour «chorus er» avec eux!
Les harmonies locales se retrouvent sur la place du village, et jouent pour un public sage et attentionné, comme on le faisait dans les années folles, autour du kiosque à musique pour une aubade…
La voilà, la fête! La liberté dans l’expression musicale où tout un chacun a le droit de pactiser avec les autres en jouant ou en écoutant.
Mais «être» n’est plus suffisant, il faut paraîtreIl en faut toujours plus, alors on sort du spontané, de l’improvisation, pour entrer dans la récupération artistique. On ne veut plus partager, on veut faire mieux que les autres… On veut rivaliser.
Retour à la compétition, il faut un podium, une sono, des projos, des kilomètres de câbles, des coulisses, bref, une organisation établie, programmée, à mille lieux d’une fête libre.
Les municipalités, les forces de l’ordre, les institutions de l’Etat sont intervenues pour la sécurité, pour l’organisation, pour l’autorisation, pour protéger le désordre. Pour signer des contrats! On a oublié que le mieux est souvent l’ennemi du bien…
Aujourd’hui la musique continue, oui, mais la liberté de jouer ou d’écouter la dite musique, elle, a pris du plomb dans l’aile… Peut-être à cause des canards! Mais, justement, ils faisaient partis de cette fête, eux aussi!
Heureusement, on trouve des amateurs, qui sont restés des purs, et même s’ils sont prisonniers du système, ils jouent encore et toujours pour le «Fun»
C’est le cas de Denis Martinez. Ce photographe, que les appaméens connaissent bien dans la cité de Gabriel Fauré, est, depuis l’enfance, un passionné de musique.
La famille compte trois générations de musiciens: le papa, photographe après avoir été dessinateur industriel, chante; la maman joue du piano en dehors de ses activités d’institutrice; la sœur, Geneviève apprend, elle aussi, le piano et Denis après le piano passe au piston.
Les années passent, à l’âge de 11 ans il s’attaque au trombone, les bras ont poussé entre temps, pour faire glisser la coulisse!
Jeune homme, Denis à deux objectifs: devenir photographe, et traduire l’écriture des portées en sons. Après son bac en 1978, il repart à zéro dans l’apprentissage de l’art photographique, jusqu’en 1997, année de la consécration suprême, il devient Meilleur Ouvrier de France. Pendant toutes ces années d’études, il s’adonne toujours à sa passion la musique (qu’il partage avec d’autres hobbys comme la spéléo, la randonnée l’été, le ski l’hiver, mais encore l’escalade. Cet asthmatique n’a peur de rien!
Depuis toutes ces années, le trombone a hissé notre mélomane vers des sommets, s’il joue toujours à la société philarmonique de Pamiers, il en est devenu le président depuis plus de 6 ans.
Il pratique «l’art de la glisse» dans plusieurs «Big Band» comme «Continental» de Pamiers, «LDO» de la Laroque d’Olmes, ou encore le «Calypso Live Orchestra» de Montferrier.
Son aventure dans les grands orchestres de jazz a commencé en 1978, il a débuté dans le Big-Bang de l’Ariège, sous la direction de Jean-Louis Goudy, entouré par des «chevronnés» tels que Bernard Sellier, Robert Astre, «Pépé» Bustamenté, Tony Garcia ou Gilles Lassalle. Plus tard, viendra renforcer cet ensemble, Gilles Canal qui est, depuis, le directeur de la philarmonique de Pamiers.
Ils les aiment toutes, pourvu que les musiques soient bonnes«Les musiques ont un style qu’il faut savoir partager avec le public. Par exemple, j’aime les grands compositeurs classiques comme Mozart, Dvorak, Chostakovitch, Sibelius, mais j’aime également Les grands jazzmans comme Wynton Marsalis, Maynard Fergusson, Louie Bellson, ou encore le trombone de Glenn Miller.
Il y a, aussi, de grands musiciens qui travaillent pour le cinéma: François de Roubaix, qui a écrit les musiques pour le vieux fusil, l’homme-orchestre ou encore les aventuriers, et bien sûr les incontournables Ennio Morricone et Nino Rota.
La musique c’est, comme toutes les choses de la vie, on ne fait bien que ce que l’on aime, que l’on ressent, qui nous parle, pour savoir les raconter aux autres»
La fête de la musique, ça lui parle plutôt bien à notre tromboniste, chez lui elle commence le 21 juin de chaque année pour se terminer le 20 juin de l’année suivante! Et, comme il aime partager, il a encouragé la troisième génération de «Martinez» à poursuivre le swing de papa. Pierre, l’ainé, joue du trombone, quelle drôle d’idée; quant à la seconde, Marie-Anne, elle joue de la flûte traversière. Voilà une famille qui œuvre en cadence, en harmonie!
Allons, gardons le silence, mettons une sourdine à nos propos, voici le Maestro: «Que la musique résonne!»
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