«Ma position est claire, je suis scandalisé et exaspéré par ce combat d’hommes à l’égo surdimensionné qui n’ont qu’une obsession celle d’avoir le leadership du parti»
Au lendemain d’un quatrième week-end passé sans qu’aucune négociation ne fasse aboutir la guerre des chefs à laquelle se livrent François Fillon et Jean-François Copé, le moins que l’on puisse dire est que les propos de Philippe Calléja, président de la fédération UMP ariégeoise, sont à la fois plus que jamais d’actualité et ont le métrite d’être clairs.
Un président qui déplore que les deux poids lourds de l’UMP «discréditent le parti aux yeux des concitoyens et des militants. On nous vole cette élection et les débats démocratiques qu’elle a suscités […] Nous ne l’apprécions pas du tout»
Pour Philippe Calléja, «la base, les militants, veulent que le parti vive et joue son rôle naturel d’opposition contre la politique désastreuse de François Hollande, en défendant les valeurs de la droite et du centre»
Paradoxalement à ce que la presse annonce au niveau national parlant d’hémorragie de partisans au sein de l’UMP, Philippe Calléja assure de son côté qu’il a «bien au contraire augmenté de 22% le nombre d’encartés au niveau ariégeois, de militants qui veulent donner un coup de main en ces périodes difficiles»
Un chiffre qui, selon lui, porterait à 680 le nombre d’adhérents à la section ariégeoise de l’UMP, «ce qui est très important compte tenu de l’histoire de ce département»
Toujours est-il, non aligné de la première heure, «notre position en Ariège a été de ne pas se prononcer [pour un courant ou un autre] afin de permettre à chaque militant de s’approprier ce mouvement démocratique», Philippe Calléjà se sent aujourd’hui «totalement libre pour dire qu’aucun des deux ne me convient»
Alors comment sortir de cet imbroglio? Quel recours propose l’UMP ariégeoise? Nicolas Sarkozy, le retour!? «Aujourd’hui, celui qui peut nous sauver c’est bien lui» commente Philippe Calléja, «lui qui durant son mandat a redonné à la France un rôle de premier plan dans le monde et a su faire face à la crise»
Pour l’heure, le comité directeur de la Fédération UMP ariégeoise s’est réuni récemment pour voter une motion qu’elle a adressée aux instances nationales et à toutes les fédérations départementales.
Une motion qui propose la création d’un conseil national qui nommerait un secrétaire général en charge d’organiser de nouvelles élections, «une vraie solution démocratique qui renvoie dos à dos les Fillon et Coppé»
«Les militants sont prêts à revoter» assure Philippe Calléja «ils ont perdu la tête à Paris, c’est la base qui fait le parti […] on ne peut pas rester les bras croisés en attendant qu’ils trouvent une solution»
Au regard des dernières évolutions, en particulier celles d’un Jean-François Copé se retranchant systématiquement derrière les statuts du parti pour refuser toutes avancées, on ne peut s’empêcher de penser que même cette solution ne serait pas simple à mettre en place.
Nonobstant cet obstacle, on pense instinctivement à un Alain Juppé qui semblerait bénéficier de l’autorité et du crédit de ses pairs pour assurer ce rôle de secrétaire général. «Et pourquoi pas moi ?», lance Philippe Calléja.
Assurément, les instances de l’UMP doivent trouver une solution rapide pour sortir de la crise que traverse le parti et se nommer un patron, car plus le temps passe plus le bal des prétendants va s’enrichir de personnalités qui penseront, certainement à juste titre, pouvoir faire au moins aussi bien que les deux candidats initiaux.
Mais attention, à ce théâtre de Grand Guignol, tel que s’en amuse la presse nationale, plus il y a de fous plus ce sont les autres qui rient…
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