C’est dans une ambiance très décontractée que 160 personnes ont assisté à un dîner-débat dans la salle des fêtes de Saverdun mercredi soir.
Cette réunion publique recevait une pléiade d’élus UMP de haut rang venus prêcher pour leurs candidats respectifs à la présidence du parti.
La dernière ligne droite approche avec l’élection prévue le 18 novembre prochain de celui qui deviendra le nouveau chef de file de l’UMP pour les trois années à venir.
Dans un mois jour pour jour, 300 000 personnes de toute la France se prononceront.
Avec ses 700 adhérents, l’Ariège représente une goutte d’eau qui ne semble pas négligeable dans les deux camps.
Même si François Fillon garde une certaine avance dans les sondages (qui rappelons-le sont le fruit des sentiments des sympathisants UMP en général mais de pas de ceux qui peuvent réellement voter), tous les ténors présents mercredi s’accordaient à dire que le résultat sera probablement serré au soir du 18 novembre.
Un suspense qui a le mérite d’intéresser les militants qui, dans chaque département, répondent en nombre aux propositions de réunion publique et de meeting.
«C’est un grand moment de vie démocratique pour nous» se targue Valérie Boyer, députée des Bouches-du-Rhône.
«Un exercice nouveau» pour Dominique Dord, député de Savoie et trésorier actuel de l’UMP.
«Un événement qui laissera forcément des traces mais qui permet de jouer carte sur table pour éviter les tensions. Une concurrence certaine mais pas dans l’adversité» pour Roger Karoutchi, ancien ministre et sénateur des Hauts-de-Seine.
Au delà de cette échéance, c’est l’élection présidentielle de 2017 qui est dans tous les esprits. «Nous sommes là pour porter un message de reconquête, d’une vague bleue pour les échéances électorales à venir» explique Roger Karoutchi.
Avec Edouard Courtial, ancien ministre des Français de l’étranger et député de l’Oise, ils sont les deux co-directeurs de campagne de Jean-François Copé.
«Le choix que je fais pour Jean-François Copé n’est pas naturel, idéologiquement on pourrait m’imaginer plus proche de François Fillon. Mais j’ai vu son travail et son engagement lors de la dernière campagne présidentielle, il a un sens aigu du contact avec nos militants» argumente Roger Karoutchi.
Deux tactiques politiciennes s’affrontent. Alors que dans le clan Copé, on martèle que ce n’est que l’élection du président du parti et pas celui du prochain candidat à la présidentielle de 2017 («ne nous trompons pas d’échéance» a souligné Roger Karoutchi), dans le clan Fillon, on revendique cette double casquette.
«Ces trois ans de mandature détermineront bien sûr le candidat naturel de l’UMP pour la présidentielle» s’est exprimée Valérie Boyer.
Guy Tessier, élu à multiples casquettes des Bouches-du-Rhône, en a étonné plus d’un en citant Mao Zedong, fondateur communiste de la République Populaire de Chine: «Qui tient le parti, tient le pouvoir !»
Une phrase qui résume pourtant bien l’idéologie du clan Fillon.
«C’était un premier ministre très populaire, un homme qui est allé sur des terrains difficiles.
Il arrive nettement à réunir tous les courants de l’UMP pour constituer l’ADN du parti. Il n’est pas dans la dénonciation mais dans la proposition de réponses concrètes» a avancé Valérie Boyer.
«Au nom du diagnostic sombre que j’établis pour la France avec ce nouveau gouvernement, j’estime que c’est François Fillon qui est le mieux placé» a ajouté Dominique Dord.
Deux styles qui s’opposent avec un candidat Fillon dont les partisans prônent son esprit de rassembleur et un candidat Copé soutenu pour son esprit vif et dénonciateur.
Malgré toute cette émulation, l’appel du pied à Nicolas Sarkozy reste latent. Tous s’accordent à dire que le retour de l’ancien chef d’Etat clôturerait aussitôt le débat recevant un engouement de tous les militants.
Plus localement, à Saverdun, le sourire de Philippe Calléja donnait le ton de la soirée. Un bon meeting pour le maire de Saverdun qui lui permet d’asseoir son autorité pour l’UMP ariégeoise.
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