Ce lundi 27 février, la Cour d'Assises de l'Ariège ouvre ses portes avec comme première affaire celle d'un père de famille d'origine hispanique poursuivi pour viol et agressions sexuelles sur deux de ses filles mineures.
Cet homme a reconnu auprès des enquêteurs les faits qui lui sont reprochés à l'encontre de la cadette, mais nie ceux concernant sa fille aînée.
Il comparaîtra du lundi 27 au mercredi 29 février devant la Cour d'Assises de l'Ariège.
Me Maissonnier-Cazottes du barreau de Foix assurera sa défense, la partie civile sera représentée par Me Subra-Suard et Me Obis.
Au ministère public, Claude Cozar soutiendra l'accusation.
Les trois filles du prévenu sont assises au premier rang de la cour. A leurs côtés, leur oncle et leurs avocates les réconfortent du regard.
De façon concise, la présidente du Tribunal Me Chassagne donnera lecture des chefs d'accusation.
Le 29 juillet 2009, la police est appelée par une jeune fille de 14 ans réfugiée avec son portable dans la salle de bain au domicile de son père.
Ce soir là, son père aurait essayé de la violer, mais saoul il aurait sombré dans le sommeil.
La jeune fille confie alors aux policiers avoir été violée et avoir subi des agressions sexuelles au cours des deux années précédentes.
Anxieuse, habitée par un sentiment de honte et de culpabilité, la jeune fille était confiée à la garde de sa sœur aînée.
Le père a été interpellé le lendemain.
Lors de son audition, la victime révèlera son calvaire aux forces de l'ordre avant que sa sœur aînée ne se confie à son tour pour des faits de même nature.
Celle-ci a révélé que dès l'âge de sept ans, elle aurait subi des violences sexuelles de la part d'un voisin et des viols et agressions sexuelles de la part de son père.
Ce dernier l'aurait déflorée en 1993, alors qu'elle était âgée de 12 ans. «Il s'agissait d'un apprentissage de l'amour» pour ce père indigne.
La jeune fille a avorté à l'âge de 17 ans et en 1999, à 18 ans, quitte le domicile de son père.
La présidente du tribunal appelait à la barre Mr Viguier, l'enquêteur de personnalité.
Ce dernier a décrit un homme disponible et courtois qui ne semble pas mesurer la gravité des faits qui lui sont reprochés.
Il a avoué: «oui, j'ai eu des relations incestueuses avec ma fille aînée mais elle était consentante.
Avec la cadette, je ne me rappelle pas, et comme elle ne ment jamais, je ne sais plus.
Avoir des relations sexuelles avec ses enfants c'est immoral, j'aurai besoin de l'aide d'un psychiatre»
D'autres témoins seront entendus mardi 28 février, dès 9h à l'ouverture de la Cour d'Assises.
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