«Dans le concert des plaintes angoissantes de détresse universelle que la cherté de la vie, la crainte d'un sombre avenir et les funestes divisions politiques, escortées d'un indéfinissable malaise font monter de tous les bas-fonds de notre société sans joie et sans entrain, je viens jeter mon cri d'espérance, ma note de gaieté gauloise et de confiance sereine en des jours meilleurs: bonne année!
Bonne année aux savants qui viennent explorer nos grottes préhistoriques et visiter nos grandioses ruines du passé, aux touristes et excursionnistes qui fréquentent nos sites incomparables aux clients fidèles et dévoués, de nos stations thermales, balnéaires et climatériques, aux industriels généreux qui consacrent leurs activités et leurs capitaux à la mise en valeur des inépuisables ressources et de toutes les forces vives de notre région.
Bonne année à la chère jeunesse d'Ariège qui sert vaillamment à la Patrie, à l'ombre de notre noble Drapeau..., bonne année à l'honnête et laborieux ouvrier de nos ateliers, de nos forges et de nos mines, au brave terrien, au vaillant paysan sans cesse courbé sur notre sol... bonne année au père de famille afin que ses enfants n'abandonnent point le toit natal et qu'ils continuent les traditions de religion, d'honneur et de respect, de vertu de travail et d'amour filial...»
Ces quelques lignes ont été écrites en décembre... 1913 par le rédacteur de «l'Ariège pittoresque», revue hebdomadaire illustrée paraissant au début du 20ème siècle.
Elles sont étonnantes et elles ne le sont pas.
Certains disent toujours au détour des conversations, «les temps ont bien changé!», ou d'autres encore «l'histoire se répète»
Ne peut-on pas dire en effet que ces vœux pour la nouvelle année, celle de 1914, une année bien funeste il est vrai, peuvent toujours être prononcés quelques 100 ans plus tard?
«cherté de la vie, divisions politiques, malaise...»
Comment pourrait-on croire alors que les temps ont bien changé?
Finalement non, ce n'est simplement que la façon de le dire ou de l'écrire qui a été modifiée...
Même s'il y a des mauvais moments, il faut toujours espérer qu'il y en ait des meillleurs.
Le temps de la nouvelle année est aussi celui de l'espoir, du rêve et des souhaits.
Les mêmes d'ailleurs qu'en 1914, comme l'écrivait aussi notre confrère de l'Ariège pittoresque
«Plus de discordes, plus de haines! Vivement l'union dans le bien, le dévouement inlassable aux choses utiles, la pitié charitable et agissante envers tous les malheureux et tous les déshérités de la vie!»
Bonne année!
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