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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: les canaux de Pamiers
03/01/2012 | 19:28

C'est par un arrêté préfectoral du 16 juillet 1999, que les canaux de la ville de Pamiers ont été inscrits à l'inventaire des Monuments historiques.

Ils sont l'œuvre de dame nature.

C'est lorsque la rivière Ariège se retira de son lit qu'elle laissa ces canaux qui devaient recevoir alors la cité appaméenne il y a de cela bien des siècles.

Elle se développa à l'intérieur des eaux.

C'est la grande chaussée de Saint Antonin, construite au Foulon qui était alors chargée de réguler les eaux.

L'histoire raconte qu'elle sera construite et reconstruite à plusieurs reprises souvent emportée lors de crues importantes.

Le 3 février 1439, le Grand Conseil de Ville décida de la refaire pour que l'eau puisse arriver jusqu'aux moulins, nombreux, et pour préserver l'enceinte de la ville.

En 1474, il fut décidé de la reconstruire plus en aval au Barriol où elle était à l'origine.

Mais au fil du temps, elle finira par reprendre sa place, là où elle se trouve encore aujourd'hui.

En fait, les canaux de Pamiers serviront à la défense de la cité de Frédélas, pour alimenter les moulins, les ateliers comme ceux de Jean Basptiste Sans qui fonda les usines de Pamiers, les abattoirs, les tanneries, les forges, les teinturiers, les tondeurs, les drapiers, les peaussiers, et servira aussi aux besoins quotidiens jusqu'à il n'y a pas si longtemps que cela.

C'est entre le XII ème et le XIV siècle que les habitants se risqueront finalement en dehors de cette ceinture naturelle, la population augmentant sans cesse et les activités se développant de plus en plus.

Ainsi apparaîtront les nouveaux quartiers.

L'on dénombre au XIV siècle dix ponceaux sur les canaux et trois grands ponts de bois celui de Cailloup, celui du Pont Neuf, et celui du Jeu du Mail.

Aujourd'hui, les canaux de Pamiers ont conservé leurs tracés d'origine pratiquement, l'alimentation se fait en amont de la ville par une dérivation de l'Ariège mais ils n'ont plus les mêmes fonctions qu'autrefois.

Ils sont préservés et restent un élément important du patrimoine appaméen.

Nul doute qu'ils pourraient en raconter des histoires au fil de l'eau...

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auteur: PR | publié le: 03/01/2012 | 19:28 | Lu: 11391 fois