Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: la vie de tous les jours à Pamiers

© midinews (archives)
La vie quotidienne était rythmée par l’activité de l’usine, sa sirène d’entrée et de sortie des ouvriers, par le bruit du marteau-pilon, le soir par le rougeoiement de la fonderie dont l’atelier était situé en bordure de l’Ariège, aujourd’hui démoli. C’était d’après les anciens un spectacle féérique que l’on pouvait voir depuis le haut de Vicaria.
La sortie des écoles procurait une certaine animation en ville aussi. Chaque quartier comptait la sienne: l’école des Carmes et du Pont Neuf, l’école Ste Claire, celle de Lestang, l’école des Vékisses, l’école Jeanne d’Arc, l’institution Fénelon, le groupe scolaire de Loumet.
La cité des trois clochers comptait aussi deux collèges, tous deux situés place du Mercadal, l’un de garçons et l’autre de filles (aujourd’hui lycée du Castella), la mixité n’étant pas admise. Pour la petite et la grande histoire, elle le sera à la rentrée de 1963. Il y avait aussi deux séminaires qui accueillaient les garçons qui se destinaient à la prêtrise, le petit séminaire, route de Foix, le grand séminaire, rue des Jacobins.
Lorsque les hommes travaillaient à l’usine et que les enfants allaient à l’école, les femmes s’occupaient des tâches ménagères. Elles allaient faires «les commissions» comme on disait à l’époque. Elles faisaient le ménage, les repas, la lessive. Elles transportaient le linge à laver dans une brouette si elles en avaient une ou bien dans un panier assez grand, et se rendaient au bord du canal, à Loumet, à Ste Hélène, là où il y avait des points d’eau.
Une fois arrivées, elles s’agenouillaient dans la «banque» sorte de caisse, battoir en main pour taper leur linge. Elles revenaient à la maison après l’avoir lavé et essoré. Non sans avoir aussi par la même occasion profité des derniers potins du quartier…
Le dimanche, les offices religieux donnés dans les deux paroisses, celle de la Cathédrale et celle de l’église du Camp, le matin et l’après-midi, marquaient la fin de la semaine. Il n’y avait pas pénurie de prêtres, ni de religieuses. Ils appartenaient au Clergé régulier, le Carmel.
Ils ne sortaient pas, sauf pour aller voter. Vers treize heures pour les Religieuses lorsque le droit de vote fut accordé aux femmes. Elles appartenaient aussi au clergé de l’Immaculée Conception, actuellement Foyer Intergénération, à celui des sœurs garde malade, rue Gabriel Péri, à la «La Providence» et aux gardes malades de la rue Piconnières.
Voilà comment s’écoulait la vie avant, c’était autrement…
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