Dans le cadre du schéma régional de l’Enseignement Supérieur et de la recherche (SRESR) pour la période 2012-2015, la Région a proposé que soient créés des comités de site dans dix villes de Midi-Pyrénées qui ont une implantation universitaire.
Les collectivités locales, acteurs académiques et socio-économiques travaillent depuis plusieurs mois à l’élaboration d’un contrat pour chacun des sites, définissant les nouvelles priorités à donner dans le domaine de l’enseignement supérieur et la recherche.
C’est en présence de Nicole Belloubet, première vice-présidente de la Région, d’Augustin Bonrepaux, président du Conseil général , de Norbert Meler, adjoint au maire de Foix et président de l’association pour le développement universitaire en Ariège (ADUA) et de Jean-Michel Minovez, président de l’université de Toulouse II-Le Mirail que tous les acteurs de cette réflexion se sont retrouvés aujourd’hui au centre universitaire Robert Naudi de Foix pour échanger sur l’avancement de ce projet et prendre en compte l’ensemble des remarques permettant de le faire évoluer.
Ce contrat de site nouvelle génération va consolider et développer la présence de l’université de Toulouse II le Mirail dans le département de l’Ariège mais il va également permettre de renforcer les formations professionnalisantes dans le domaine de l’éducation et du développement durable.
La priorité dans les dix ans à venir est de renforcer ce pôle en développant d’une part des formations post-bac afin de faciliter l’accès des lycéens du département et plus globalement du massif pyrénéen aux études supérieures et d’autre part, en consolidant la logique d’excellence des formations en master à travers la création de nouvelles spécialités.
L’élaboration de ce contrat de site a été l’occasion de créer de nouveaux partenariats tant avec les acteurs de l’enseignement secondaire (lycées) qu’avec d’autres établissements de l’enseignement supérieur (IFSI et station départementale du CNRS de Moulis).
A ce jour deux projets pilotes sont lancés dans le cadre de la mise en œuvre de ce contrat de site.
Le premier permettra la création d’une classe préparatoire aux grandes écoles dans le domaine des lettres et sciences humaines (hypokhâgne, khâgne), le département de l’Ariège étant le seul de Midi-Pyrénées à ne pas accueillir ce type de formation.
Le second vise l’ouverture d’un master Ingénierie Environnementale et Aménagement des Territoires, porté par l’UTM, l’équipe du CNRS de Moulis en lien avec d’autres établissements toulousains.
Cette formation pluridisciplinaire est destinée à construire de nouvelles compétences dans le champs de la gestion intégrée des territoires et à croiser les champs de connaissances qui restent trop souvent cloisonnés.
Lors des prises de parole, Norbert Meler, président de l’ADUA, a parlé une fois n’est pas coutume de chiffres: cette année 300 étudiants sont inscrits au centre universitaire Robert Naudi, il en faudrait 200 de plus pour équilibrer les comptes de la structure.
Selon lui, tous les départements doivent être traités sur un pied d’égalité, le travail collectif réalisé avec l’ISTHIA et le CNRS au bénéfice des élèves du second degré facilitera l’accès à l’enseignement supérieur des jeunes Ariégeois mais il faut aujourd’hui «des moyens et des structures pour accompagner cette politique»
La consolidation de l’activité historique du site, à savoir l’IUFM (qui deviendra à la rentrée prochaine ESPE), ne doit pas se faire au détriment des autres formations mais au contraire renforcer et diversifier l’offre avec l’ouverture d’un L1-L3, de nouvelles licences et en développant l’apprentissage notamment en relation avec la fédération du bâtiment sur une licence pro des métiers du bâtiment.
Laurence Barthe, chargé de mission de l’UTM pour le site de Foix, a indiqué que concrètement ce projet avait une double orientation: «l’objectif est de consolider notre offre et de la diversifier en accueillant des étudiants post-bac pour qui la licence peut servir de tremplin au Master et aux concours […]
Dans une logique de projet, il va falloir faire des investissements, mobiliser les ressources présentes sur site… chacun devra à son niveau faire des choix budgétaires»
Le président Minovez a rappelé que l’université de Toulouse II le Mirail était historiquement la plus projetée en région, «c’est une volonté ancienne dans laquelle nous nous inscrivons»
Pour lui ce projet constitue une nouvelle étape de ce développement régional: «parmi nos ambitions, nous avons la volonté de continuer à développer ces antennes avec leurs propres diversités (ici la géographie et le tourisme) et la volonté de faciliter à tous l’accès aux études supérieures»
A partir de 2013 des investissements sur le site devraient permettre d’accueillir 500 étudiants et de réaliser un certain nombre d’aménagements: un gymnase, salle de visioconférence, 5 studios étudiants supplémentaires, foyer…
Augustin Bonrepaux a annoncé dès 2013 un investissement de 3 M€ pour le Conseil général, précisant que le développement de l’université n’était pas un caprice de dernière minute mais un projet mûrement réfléchi pour l’avenir des jeunes Ariégeois.
La spécialisation du centre de ressources sur l’aménagement du territoire, le tourisme, le développement durable mais également la montagne au sens plus large va permettre de mettre en place un véritable institut de la montagne à la dimension du massif.
De quoi réjouir le président du Conseil général attaché à cet ancrage territorial.
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