Ce dimanche 23 juillet on commémorait à Foix la mémoire des victimes des crimes racistes et on rendait hommage aux Justes de France en présence de Gilles Nacache, représentant du CRIF Midi Pyrénées et de Salvador Pérez, pour qui il s'agissait de la dernière cérémonie publique avant son départ pour la Charente où il vient d'être nommé préfet.
Cette journée correspond de triste mémoire à la date anniversaire des rafles des 16 et 17 juillet 1942 au cours desquelles près de 13 000 personnes furent arrêtées dans Paris et sa banlieue et dont plus de 8000 furent parquées dans des conditions indignes au Vélodrome d'Hiver avant d'être déportées à Auschwitz.
Il y a 20 ans, par décret du 3 février 1993, le président François Mitterrand institue une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites sous l'autorité de fait du «gouvernement de l'Etat français» (1940-1944).
Depuis Jacques Chirac en 1995, puis tous les présidents qui se sont succédés ont solennellement évoqué la responsabilité de la France dans les crimes commis pendant la seconde guerre mondiale.
Aujourd'hui la Nation s'incline avec respect devant les victimes et avec reconnaissance devant ceux qui s'opposèrent a cette barbarie et qui sont l'honneur de la France.
Plus de 70 après il est de notre devoir de citoyen de lutter contre l'antisémitisme, d'entretenir ce devoir de mémoire pour éviter d'être rattrapé par l'Histoire car le pire n'est jamais bien loin.
«Commémorer c'est construire une identité nationale collective à partir de la reconnaissance d'une tragédie nationale collective»
Dans son allocation Gilles Nacache a indiqué que «les années 39-45 continuent de hanter et pour longtemps, la conscience des français, de provoquer les historiens et de tarauder la mémoire juive»
Les chiffres sont là pour rappeler cette comptabilité de l'horreur: sur les 320 000 juifs en France en 1940, 240 000 ont échappé à la déportation.
Près de 80 0000 juifs (dont 25 000 de nationalité française) ont été victimes de la solution finale. 2 500 ont survécu à la déportation.
Environ 3 000 autres sont morts en France dans les camps d'internement comme ceux de Noé ou du Récébédou et un millier encore a été exécuté sommairement, simplement parce qu'ils étaient juifs.
«A coté de ces chiffres terribles dans toute leur horreur, il convient de témoigner que l'honneur de la France et de l'Homme fut sauvé par l'action toujours discrète, courageuse et désintéressée d'une poigne de Justes qui parvinrent à arracher, souvent en se mettant en danger, des centaines de pauvres gens affolés, aux abois aux griffes de la milice ou de la Gestapo.
Le devoir de mémoire doit s'accompagner d'un devoir d'histoire
Au-delà des salutaires cérémonies commémoratives qui doivent entretenir la vigilance des consciences, nous devons nous interroger sur notre responsabilité devant ceux, jeunes ou moins jeunes, qui veulent comprendre ou s'informer.
Il s'agit donc moins de raconter l'indicible des monstruosités hitlériennes que de stigmatiser les véritables racine du mal, l'ignorance, la lâcheté, la compromission ou la haine.
La connaissance et la raison contre l'ignorance, l'éducation contre l'endoctrinement et le respect de l'Autre contre tous les fanatismes et les discrimination: voilà le défi exaltant que notre démocratie doit relever.
Pensons et agissons de sorte qu'Auschwitz ne se répète jamais nulle part»
Le préfet de l'Ariége a ensuite lu le discours de Kader Arif, ministre délégué aux Anciens Combattants avant de procéder aux traditionnels dépôts de gerbes au monument à la Résistance.
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