Chose promise... Les enseignants du collège Mario Beulaygues débrayent pendant trois jours pour revendiquer leur mécontentement face à la diminution annoncée des heures d’enseignement au collège l’an prochain.
«Nous enlever le peu que nous avions va nous mettre sur un pied d’inégalité, et ce n’est pas normal» soutient Dominique Fourcade, adjoint au maire d’Ax à la vie quotidienne.
Il a souhaité s’associer à la démarche des parents d’élèves et des enseignants réunis mardi midi sur le rond-point du casino en plein centre-ville.
Objectif: attirer l’attention de l’opinion publique afin de la sensibiliser à la problématique. «Ça fait plusieurs années que ça dure. L’an dernier, on a accepté, on a fait le dos rond en se disant que ça allait s’améliorer. Mais finalement on se trouve dans des situations de plus en plus catastrophiques» explique Guillaume Lacou, professeur de mathématiques.
La perte d’heures d’enseignement oblige par exemple à des regroupements 4e/3e pour certaines matières. Le travail en demi-groupes notamment en informatique se verra abandonné pour un travail en classe entière. La section sportive se voit elle aussi menacée. «Et on ne sait pas jusqu’où ça va aller» confie Guillaume Lacou.
«On a un collège qui va être moins attractif, qui ne pourra pas présenter le panel de possibilités qu’il y a dans les collèges normaux. En tant qu’élu, on essaie de développer l’emploi et l’habitat mais les gens avec enfants vont peut-être essayer de partir vers des territoires où il y a une meilleure qualité de l’enseignement» juge Dominique Fourcade.
L’égalité des chances pour tous les enfants quel que soit leur lieu de vie
Cette opération de tractage a regroupé les enseignants, les élèves et les parents d’élèves. Tous souhaitent que le directrice des services de l’Education nationale, Nathalie Costantini, revienne sur sa décision.
«Il faut qu’elle fasse le nécessaire pour que tout reste en l’état actuel et que nos élèves ne soient pas lésés» souligne Louis-François Muhlemann, papa d’un garçon élève de 4e au collège.
Venu soutenir les professeurs, il voit d’année en année les dégradations pour la scolarisation de son fils. «Tout se casse la figure et ce n’est pas normal»
Lundi, les professeurs avaient rendez-vous aux côtés des élus à l’inspection académique. Une entrevue qui n’a donné aucun résultat.
«La directrice a expliqué sa logique et depuis c’est le silence radio» dit Guillaume Lacou.
«On espère gagner au moins le nombre d’heures qu’on avait l’an dernier. Et dans l’absolu pouvoir donner des cours à chaque niveau sans avoir recours aux regroupements. Des situations intenables pour les professeurs et pas bonnes pour les élèves» certifie le professeur.
La grève se poursuivra mercredi et jeudi, avant peut-être d’autres actions si aucune réponse n’est apportée.
- Foix: le FAJIP fait vivre la démocratie entre Ariégeois et Anglais
- Bronzage artificiel, le manque d'informations domine encore le secteur y compris en Ariège
- Commémoration des crimes antisémites: «le devoir de mémoire doit s'accompagner d'une devoir...
- Foix: quand des Ariégeois deviennent «familles de vacances»
- Michel Teychenné a rendu son rapport sur l'homophobie à l'école au ministre de l'Education...
- Nouvelle hausse du prix du tabac, les buralistes ariégeois inquiets
- La Caf de l'Ariège remet des «sac'ados» pour accompagner les jeunes vers l'autonomie
- Lutter contre l'insalubrité et la précarité dans le logement reste une priorité à Saint-Girons...
- Le syndicat départemental des pharmaciens voit d'un mauvais oeil la vente des médicaments sur...
- La préfecture de l'Ariège alerte sur les fortes chaleurs et les risques de noyade
- Avec l'été, la fourrière de Saint-Girons se prépare au traditionnel pic des abandons
- Communauté musulmane en Ariège: questions à Mbarek Ben Ouoch, nouveau représentant du CRCM






fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





