Derrière les lasagnes où la viande de cheval a remplacé le bœuf dans les plats surgelés et après les différents scandales agroalimentaires de ces dernières années, de plus en plus de Français se tournent vers les produits bio dont le marché aurait quadruplé en dix ans.
Nous avons rendu visite à Monique Ferret, gérante de la Biocoop Mirabelle, une «institution» fuxéenne installée depuis mars 2005 rue Saint Vincent.
Cette ancienne maraîchère bio originaire des Pyrénées Orientales a créé quatre emplois et propose désormais plus de 3000 références dans sa boutique de 100 m² de vente, une épicerie du réseau Biocoop.
«Les Fuxéens nous ont tout de suite adoptés, d’abord les militants qui connaissaient les produits bio puis peu à peu le bouche à oreille a fonctionné et après les scandales de la vache folle, des OGM ou les œufs à la dioxine, les gens ont vite pris conscience des avantages de l’alternative Bio»
Outre l’engagement citoyen encadré par une charte étique, aujourd’hui face à la «mal bouffe», la clientèle s’est élargie et toutes les franges de la population, tous âges confondus fréquentent la Biocoop qui reste cependant toujours un lieu d’échanges et de rencontre: «on s’échange une recette, on parle actu…c’est très vivant»
Sur les étagères, les produits locaux ont également une large place.
«Nous nous fournissons chez une soixantaine de producteurs locaux dans un rayon de 150 km du point de vente, cela représente 12% de notre chiffre d’affaires, ce n’est pas neutre.
Le reste provient de la plateforme Biocoop et pour les fruits et légumes, nous sommes livrés trois fois par semaine… une garantie de fraîcheur pour tous nos produits»
Ici, les clients sont assurés d’un double avantage: non seulement leurs produits sont garantis sans produits chimiques mais en plus ils présentent un avantage en terme de traçabilité.
«Nos produits sont garantis zéro OGM, chez Biocoop il n’y a pas de lécithines de soja et tout ce qui est certifié Bio doit répondre à un cahier des charges précis»
La Biocoop a créé «Ensemble, Solidaires avec les Producteurs», une gamme de produits solidaires issus des quatre filières: Lait, Viande, Céréales et Légumineuses, Fruits et Légumes.
Ce sont des produits alimentaires bruts (fruits, légumes, farine, lait, lentilles...) ou transformés (yaourt, muesli...), présentés en rayon ou en vrac (boucherie/charcuterie, fromage...) dont on peut suivre la traçabilité de la source au magasin.
Et pour lutter contre les idées reçues qui circulent sur le Bio notamment des prix, Monique avance les arguments suivants: «on va chercher le juste prix payé au producteur, nous nous engageons sur la qualité et les prix auprès des producteurs grâce aux filières.
Il existe chez nous la gamme «Bio je Peux» pour laquelle chaque acteur de la filière s’engage à baisser sa marge (du producteur au distributeur) afin de rendre les prix accessibles sur 60 références de produits de première nécessité (ce sont des étiquettes identifiées dans les rayons).
De plus nous avons 150 références en vrac, si bien que l’on peut acheter chez nous 100 gr de sel, un rouleur de papier toilette… le contrepied de la grande distribution.
C’est aussi une solution à la crise et une manière de mettre le Bio à la portée de toutes les bourses même les plus modestes» poursuit la gérante.
Face au succès de sa petite entreprise, Monique Ferret cherche un local dans une zone commerciale pour développer son activité: «il y a plusieurs années que l’on cherche. Nous garderons bien entendu cette boutique du centre-ville car la clientèle y est attachée mais nous avons besoin de davantage d’espace et de proposer à nos clients des places de parking»
L’appel est lancé.
| Biocoop Mirabelle 20, rue St Vincent 09 000 Foix 05 61 03 66 57 Horaires: Lundi de 15h à 19h Mardi de 9h à 13h et de 15h à 19h Mercredi de 9h à 13h et de 15h à 19h Jeudi de 9h à 13h et de 15h à 19h Vendredi de 9h à 19h Samedi de 9h à 13h et de 15h à 19h |
- Foix: le FAJIP fait vivre la démocratie entre Ariégeois et Anglais
- Bronzage artificiel, le manque d'informations domine encore le secteur y compris en Ariège
- Commémoration des crimes antisémites: «le devoir de mémoire doit s'accompagner d'une devoir...
- Foix: quand des Ariégeois deviennent «familles de vacances»
- Michel Teychenné a rendu son rapport sur l'homophobie à l'école au ministre de l'Education...
- Nouvelle hausse du prix du tabac, les buralistes ariégeois inquiets
- La Caf de l'Ariège remet des «sac'ados» pour accompagner les jeunes vers l'autonomie
- Lutter contre l'insalubrité et la précarité dans le logement reste une priorité à Saint-Girons...
- Le syndicat départemental des pharmaciens voit d'un mauvais oeil la vente des médicaments sur...
- La préfecture de l'Ariège alerte sur les fortes chaleurs et les risques de noyade
- Avec l'été, la fourrière de Saint-Girons se prépare au traditionnel pic des abandons
- Communauté musulmane en Ariège: questions à Mbarek Ben Ouoch, nouveau représentant du CRCM














fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





